Le salon beige:Etats-Unis : des individus transgenres infiltrés dans les séminaires

Etats-Unis : des individus transgenres infiltrés dans les séminaires

Par Michel Janva le 1 octobre 2021

Etats-Unis : des individus transgenres infiltrés dans les séminaires

Le lobby LGBT tente d’infiltrer les séminaires, croyant qu’une femme pourrait être ordonnée prêtre :

L’archevêque de Milwaukee, Mgr Jérôme Listecki, qui préside le Comité épiscopal des affaires canoniques et de la gouvernance de l’Eglise, a déclaré aux évêques des Etats-Unis, dans un texte daté du 22 septembre, qu’ils envisageaient « diverses options » pour s’assurer que seuls les individus masculins par naissance soient ordonnés prêtres.

Parmi les recommandations figurent les tests ADN et un certificat établi par un expert médical choisi par l’évêque.

Alors que les principaux séminaires protestants et chrétiens non confessionnels accueillent de plus en plus d’étudiants transgenres, l’Eglise catholique a adopté une position solide sur cette question.

Dans son récent mémoire, Mgr Listecki affirme que son comité a été mis au courant de « cas où il a été découvert qu’une femme vivant sous une identité transgenre » avait été admise dans un séminaire ou une maison de formation d’un institut religieux. Dans un cas, a écrit Mgr Listecki, les « dossiers sacramentels d’une personne avaient été obtenus frauduleusement pour refléter sa nouvelle identité ».

Dans tous les cas, rien dans les rapports médicaux ou psychologiques de ces personnes, ne signalait des traitements antérieurs ou des opérations chirurgicales spécifiques.

L’archevêque a souligné qu’« heureusement », chaque cas de séminariste ou de religieux en formation d’origine transgenre avait été découvert avant qu’il ne reçoive le sacrement de l’ordre.

Le mémoire cite le Code de droit canonique de 1983, qui exige de l’évêque diocésain de n’admettre au grand séminaire et d’ordonner « uniquement des hommes qui possèdent les qualités physiques et psychologiques requises ».

« En outre, ajoute-t-il, un évêque diocésain peut exiger divers moyens pour établir la certitude morale à cet égard », précisant que le comité l’a encouragé à écrire aux évêques au sujet de ces occurrences afin qu’ils « exercent une vigilance particulière » alors qu’une nouvelle année de formation au séminaire commence.

Réseau international:Cancers et « vaccins » anti-Covid

par Dre Nicole Delépine.

Coïncidences ? Le mot clef

Nous avions, il y a déjà plusieurs mois, émis des réserves au moins théoriques à vacciner les patients cancéreux ou les anciens malades guéris, en raison du mécanisme envisagé de l’injection génique sur l’immunité. Plusieurs généticiens avaient d’ailleurs exprimé leurs inquiétudes sur la possible interférence entre des cellules cancéreuses actives, ou des cellules en sommeil et l’activité de la thérapie génique sur les lymphocytes en particulier.

Les mois ont passé, et la folie vaccinale s’est amplifiée, conduisant à refuser les patients dépourvus de passe dans les hôpitaux (destinés, c’est bien connu à ne recevoir que des bien-portants) et à exiger des patients de se faire vacciner absolument avant de recevoir tout traitement, y compris les cancéreux.

Nous sommes dans un monde devenu fou et pourtant ces histoires se multiplient, tel ce jeune homme de 22 ans qui a vu apparaître une toux chronique conduisant à une radio découvrant une masse médiastinale. Les deux gros hôpitaux parisiens qui l’ont reçu refusent de débuter le traitement (sans qu’il soit expliqué en détail) si le patient refuse l’injection expérimentale, d’effets absolument inconnus sur le développement des cancers. La justification des médecins ? Aucune : « c’est comme cela », et nous l’avons bien accepté !

Silence sur les collègues suspendus faute d’obéissance et encore plus sur les raisons objectives qui leur ont fait préférer perdre leur emploi, leur rémunération, leur maison, leur famille intolérante à ces décisions aussi plutôt que de soumettre à l’ukase présidentiel d’accepter des médicaments expérimentaux…

Plus de trois cent mille soignants (chiffre probablement fortement sous-estimé vu le nombre d’hôpitaux et cliniques actuellement obligés de fermer des lits et de reporter des interventions faute de personnel) seraient-ils fous, complotistes ou délirants au point de se mettre en grand danger personnel, social, familial, professionnel, psychologique ? Les médecins qui affirment que se vacciner est sans danger ont-ils pris le temps de regarder les statistiques des effets signalés et acceptés par les agences officielles ? Les FDA EMA MHRA sont-elles aussi « complotistes quand elles affichent comme le VAERS :

Le VAERS au 26 septembre 2021

Plus de 726 000 effets indésirables liés au vaccin Covid signalés au VAERS alors que le CDC et la FDA annulent les recommandations des comités consultatifs sur le troisième vaccin de Pfizer.

Les données VAERS publiées par le CDC comprenaient un total de 726 965 rapports d’événements indésirables de tous les groupes d’âge suivant les vaccins contre la Covid, dont 15 386 décès et 99 410 complications graves entre le 14 décembre 2020 et le 17 septembre 20211.

Ou Eudra Vigilance organisme de pharmacovigilance de l’agence européenne du médicament :

Ou même l’ANSM notre agence française qui affiche plus de 1200 décès acceptés comme en lien au moins possible avec ces injections expérimentales.

Tous les essais thérapeutiques depuis cinquante ans étaient stoppés après quelques morts pour enquête (53 morts ont fait stopper le vaccin H1N1). Ici des milliers de décès par le monde et on s’attaque aux enfants sans vergogne2. Comment peut-on continuer à croire que c’est une politique sanitaire ?

Pourquoi ce déni digne des sectes les plus solides de la part de médecins théoriquement instruits, capables de s’informer directement aux sources fiables et dotés d’un cerveau ? La peur du chef, du patron, du directeur, qui d’ici quelques mois seront inéluctablement mis en cause, puisque de nombreux pays rétropédalent et même l’Allemagne veut sortir du terrorisme vaccinal peut-être à l’occasion du départ de Mme Merkel3.

« Les principales organisations de médecins conventionnés en Allemagne exigent la fin immédiate des mesures « anti-corona » et la fin de ‘la rhétorique de l’horreur et la politique de la panique ». Manifestement les médecins hospitaliers français parisiens, et d’ailleurs, ne lisent pas les journaux allemands et sont terrorisés par les menaces de leur Conseil de l’Ordre, leur ministre, et deviennent des kapos4 et terrorisent leurs patients.

Des témoignages de plus en plus nombreux se rapprochent de tous

Quoi qu’il en soit de leurs inacceptables raisons, les témoignages se multiplient.

Une jeune fille accompagne son amie à l’enterrement de sa mère… telle maman, mère d’une amie de lycée, de 34 ans, en rémission d’un cancer du sein depuis deux ans qui se fait injecter la fameuse piquouse et s’écroule quelques jours plus tard dans le coma et meurt après trois jours d’hospitalisation… Explication politiquement correcte : le cancer a explosé et l’a emportée. Fermez le chapitre et le cercueil.

Qu’en aurait dit Maigret ?

Mais trop de coïncidences choquent les enquêteurs de la police devant un cadavre. Seuls les médecins n’auraient pas le droit de réfléchir aux coïncidences de temps, par exemple : « temporalité » est leur mot clef…

Comme le slogan trompeur, « les chiffres ont toujours raison ». Oui s’ils sont vrais et observés dans le monde réel. Mais quelle confiance peut-on accorder à ceux des simulations truquées dont nous abreuvent le gouvernement et les médias sans jamais préciser qu’il ne s’agit que de prédictions ou d’estimation5 ? Mais on fait ce qu’on veut avec les chiffres, lorsqu’on les choisit, ou les crée pour justifier l’hypothèse choisie, et le téléspectateur ne peut y voir que du feu.

En tous cas, en ce qui concerne « cancer et injection génique », le flou se dissipe malheureusement devant la multitude de récits terribles. De la collègue qui voit apparaître des « boules » multiples sous ses aisselles, que des bilans dans tous les sens à l’hôpital n’expliquent pas… Évidemment aucun lien possible avec le vax. Et pourtant les ganglions qui apparaissent quelque temps après l’injection sont une observation fréquente après ces vax.

Alors clairement il semble bien exister trois situations :

  • L’apparition d’un cancer rapidement après l’injection (deux semaines à quelques mois) et très évolutif, chez une personne jusque-là indemne de pathologies carcinologiques connues.
  • La reprise évolutive d’un cancer chez un patient en rémission complète depuis plusieurs mois ou années.
  • L’évolution rapide, voire explosive, d’un cancer encore non contrôlé.

Au-delà des témoignages qui affluent chez des proches ou leurs amis et sur les réseaux sociaux, un journal suisse a enfin abordé le sujet de façon plus large.

Voici quelques extraits de leur article6 et de leurs références7 ;

« Les vaccins covid peuvent-ils causer le cancer ? 

Dans certains cas, la réponse semble être oui. Certes, il n’y a aucune preuve que les vaccins covid eux-mêmes sont cancérigènes. Cependant, il a été démontré que chez jusqu’à 50% des vaccinés, les vaccins covid peuvent induire une immunosuppression temporaire ou un dérèglement immunitaire (lymphocytopénie) qui peut durer environ une semaine ou peut-être plus.

En outre, il a été démontré que les vaccins à ARNm covid « reprogramment » (c’est-à-dire influencent) les réponses immunitaires adaptatives et innées et, en particulier, qu’ils régulent à la baisse la voie dite TLR4, qui est connue pour jouer un rôle important dans la réponse immunitaire aux infections et aux cellules cancéreuses ».

Ainsi les auteurs en concluent qu’il est bien possible que ces modifications immunitaires puissent entraîner des conséquences imprévues sur l’état du receveur de l’injection génique.  Question de bon sens de fait !

« Ainsi, s’il y a déjà une tumeur quelque part – connue ou inconnue –, ou s’il y a une prédisposition à un certain type de cancer, un tel état de suppression immunitaire induite par le vaccin ou de dérèglement immunitaire pourrait potentiellement déclencher une croissance tumorale soudaine et un cancer dans les semaines suivant la vaccination. Il est à noter que la lymphocytopénie a également été fréquemment observée dans les cas de covid sévère ».

Il a par ailleurs été constaté une réactivation post-vaccination des infections virales latentes, notamment du virus du zona, l’EBV (Epstein-Barr) et le virus de l’hépatite.

« L’immunosuppression temporaire induite par le vaccin est également un facteur susceptible de contribuer au pic post-vaccination des infections à coronavirus, observé dans de nombreux pays ».

Fréquence des événements liés au vaccin en cancérologie : inconnue

Il existe déjà quelques milliers d’observations dans les rapports officiels de déclaration des événements indésirables et dans les groupes de patients en ligne. Il y a certainement de véritables coïncidences ou des retards diagnostiques en raison d’un diagnostic retardé lié au confinement. Mais nous ne devrions pas rayer d’un revers de manches les énormes problèmes que posent ces vraies personnes affectées dans leur quotidien et plus encore la responsabilité que prennent les médecins cancérologues en imposant l’injection avant tout traitement ou toute poursuite de protocole. Leur principal argument : « nous, on l’a bien fait, sans discuter » ne paraît pas digne d’une profession autrefois pensante.

En août 2021, le Dr Ryan Cole8, américain, anatomopathologiste depuis de très longues années a décrit une augmentation significative de certains types de cancer (par exemple le cancer de l’endomètre, utérus) depuis le début de la campagne de vaccination de masse covid. Plus récemment, les pathologistes allemands ont également noté le problème de la dérégulation immunitaire post-vaccination et de la croissance tumorale soudaine chez certains patients.

Sur les réseaux français, plusieurs témoignages coïncident avec la réapparition d’hémorragies vaginales chez des femmes âgées de plus de 85 ans aboutissant au diagnostic de cancer de l’endomètre et au décès rapide… La protéine spike fabriquée par l’organisme à la suite de l’injection est particulièrement attirée par les organes génitaux, et c’en serait une nouvelle démonstration.

Alors en attendant d’en savoir plus, soyons prudents, tant médecins que soignants, et ne jouons pas à l’apprenti sorcier !

La prudence s’impose avec tous les traitements expérimentaux et encore plus lorsqu’ils sont le fruit d’une technique jamais utilisée auparavant en pathologie infectieuse. D’abord ne pas nuire doit guider les décisions de tout médecin fidèle à son serment d’Hippocrate.


source : https://www.mondialisation.ca

Le paganisme est au sein même de l’Église d’aujourd’hui. Par le père Joseph Ratzinger

La Voix de Dieu Magazine
Le paganisme est au sein même de l’Église d’aujourd’hui. Par le père Joseph Ratzinger par Les coeurs unis Magazine Le paganisme est au sein même de l’Église d’aujourd’hui. Par le père Joseph Ratzinger

Selon les statistiques religieuses, la vieille Europe est encore un continent presque entièrement chrétien.

Mais il n’est guère d’autre situation dont on puisse affirmer avec autant de force que celle-ci que les statistiques sont trompeuses : cette Europe, nominalement chrétienne, est devenue depuis quelque quatre cents ans le berceau d’un nouveau paganisme qui grandit inexorablement au cœur de l’Église elle-même et menace de la ronger de l’intérieur.

La manifestation de l’Église dans les temps modernes est essentiellement déterminée par le fait qu’elle est devenue, et qu’elle devient encore et toujours plus, l’Église des païens, mais d’une manière tout à fait nouvelle ; non pas, comme autrefois, l’Église des païens devenus chrétiens, mais l’Église des païens qui se disent encore chrétiens, mais qui sont en fait devenus païens.

Aujourd’hui, le paganisme est à l’intérieur de l’Église elle-même, et c’est précisément ce qui caractérise à la fois l’Église de notre époque et le nouveau paganisme, c’est qu’il s’agit d’un paganisme à l’intérieur de l’Église et d’une Église dans les reins de laquelle vit le paganisme.

Source : Magazine « Hochland », octobre 1958.

PS : L’Allemagne et la France, les principaux partisans de cette église païenne ont été les forces motrices décisives lors du Concile Vatican II.

https://gloria.tv/post/xQKLURoYBHcx4tVyJZHahokKS

Les coeurs unis Magazine

Le paganisme est au sein même de l’Église d’aujourd’hui. Par le père Joseph Ratzinger

La Voix de Dieu Magazine: Une forme extrêmement légère ? La propagande du Vatican sur la vaccination tourne mal

La Voix de Dieu Magazine
Une forme extrêmement légère ? La propagande du Vatican sur la vaccination tourne mal par Les coeurs unis Magazine Une forme extrêmement légère ? La propagande du Vatican sur la vaccination tourne mal

VaticanNews.va (23 septembre) a utilisé une interview du cardinal retraité Angelo Bagnasco pour faire de la propagande sur la vaccination.

Sachant que Bagnasco était infecté par le covid (bien qu’il ait été « vacciné »), VaticanNews.va a déclaré que « de grandes parties de la population montrent une résistance à la vaccination et au pass sanitaire en Italie » et a demandé à Bagnasco son avis.

Celui-ci a répondu de manière euphorique : « Je souffre du covid mais sous une forme extrêmement légère, sans souffrance particulière, et je pense que cela est certainement dû au fait que j’ai déjà effectué les vaccinations en mai dernier. » Il admet que les personnes « vaccinées » peuvent encore être infectées mais – encore une fois – « sous une forme extrêmement légère. »

Une semaine plus tard, Genova24.it (30 septembre) informe que Bagnasco a été hospitalisé suite à une infection au covid à l’hôpital Galliera de Gênes le 28 septembre.

Néanmoins, la page web insiste sur le fait que « tout va bien », que « l’état général de Bagnasco est plus que bon » et que « l’évolution clinique est positive » (alors pourquoi est-il à l’hôpital ?).

Que dira la propagande sur l’excellente santé de Bagnasco s’il meurt – Dieu nous en préserve – du covid ?

https://gloria.tv/post/pAPW74RCanmc4nrSdHcX9BCcz

Les coeurs unis Magazine

La Voix de Dieu Magazine: Israël : 1 million de personnes voient leur #PassSanitaire annulé subitement ! Car il leur manque la 3è dose ! Exactement ce qui arrivera à des millions de Français dans quelques mois si on ne se bat pas comme des lions ! Courage !

La Voix de Dieu Magazine
Israël : 1 million de personnes voient leur #PassSanitaire annulé subitement ! Car il leur manque la 3è dose ! Exactement ce qui arrivera à des millions de Français dans quelques mois si on ne se bat pas comme des lions ! Courage ! par Les coeurs unis Magazine Israël : 1 million de personnes voient leur #PassSanitaire annulé subitement ! Car il leur manque la 3è dose !
Exactement ce qui arrivera à des millions de Français dans quelques mois si on ne se bat pas comme des lions ! Courage ! ⤵ https://t.co/3a5gQ7PEwW— Florian Philippot (@f_philippot) October 1, 2021

Le salon beige:Affaire des sous-marins : l’hostilité à la France est d’abord le fait des démocrates

Affaire des sous-marins : l’hostilité à la France est d’abord le fait des démocrates

Par Michel Janva le 1 octobre 2021

Affaire des sous-marins : l’hostilité à la France est d’abord le fait des démocrates

Analyse intéressante de Roland Hureaux parue sur Liberté Politique :

Les Français, surtout ceux de gauche, n’ont jamais voulu le voir. L’hostilité à la France, répandue comme on sait, aux Etats-Unis, est d’abord le fait des démocrates.

Le jeu anti-français des démocrates

La rupture unilatérale du contrat franco-australien de vente de 12 sous-marins par Joe Biden est dans la stricte continuité du comportement des démocrates américains à l’égard d’a France depuis presque un siècle. On  se souvient de l’hostilité viscérale de Roosevelt à l’égard de  De Gaulle, sans doute attisée par Jean Monnet. C’est grâce au général Eisenhower que le président  américain ne put pas imposer à la France libérée le plan AMGOT qui serait revenu à une nouvelle occupation. Le général, qui devait devenir président républicain, comprit ce qu’il y avait d’irréaliste à vouloir imposer une administration étrangère à une France dont la résistance avait joué un rôle décisif dans le succès du débarquement.  Au demeurant, Roosevelt hostile à toute forme de colonisation, l’était particulièrement à la colonisation française.

Le président Kennedy, sous le charme duquel tant de Français tombèrent, d’autant que sa femme était en partie d’origine française, poussa autant qu’il le put   non seulement l’indépendance d’Algérie mais aussi l’hégémonie du FLN que les ambassades américaines introduisirent un peu partout sur la scène diplomatique, au point de rendre impossible une indépendance sans lui. Les services secrets américains menèrent le double jeu jusqu’à aider à la fois le FLN et l’OAS, ce qui obligea Kennedy à les désavouer après l’attentat du Petit-Clamart. Bien qu’il ait été un allié inflexible au temps de la guerre froide, De Gaulle dut pourtant essuyer l’hostilité des Américains à presque tous ses projets : force de frappe nationale (à laquelle Washington tenta d’opposer une mythique force « multilatérale »), plan Fouché, traité franco-allemand, refus de l’entrée de l’Angleterre dans la Communauté européenne, marché commun agricole.

L’hostilité se durcit avec l’avènement de Lyndon Johnson, texan cynique et inculte pour lequel De Gaulle qui admirait son prédécesseur, n’avait que mépris.  C’est à ce moment là que le président français prit toute une série d’initiatives destinées, non à rompre l’alliance mais à prendre des  distances vis à vis de Washington : retrait de l’organisation  intégrée de l’OTAN, rapprochement avec  la Russie, visite au Québec, discours de Phnom Penh, condamnation de l’action  offensive  d’Israël  lors de la guerre des Six Jours , tournée en Amérique latine, et surtout remise en cause du rôle du dollar. Mai 68 se situe dans la suite de ces événements au point que certains ont voulu y voir, à tort ou à raison, une sanction indirecte de la France par celui qu’on appelait alors l’Oncle Sam.

Comme on sait, les relations franco-américaines, qui avaient été bien plus paisibles sous Eisenhower – lequel ne mit aucun obstacle au retour de De Gaulle au pouvoir –, furent largement restaurées sous Nixon avec lequel durant les trois mois où ils gouvernèrent ensemble, les relations franco-américaines connurent une véritable lune de miel.

Entente étonnante entre Reagan et Mitterrand, non sans une ré-inféodation discrète du Français, lequel était assez avisé pour savoir que l’on doit laisser de côté les affinités partisanes dès qu’on entre dans la sphère diplomatique.

Le président le plus fortement hostile aux intérêts français fut sans doute Bill Clinton. C’est tous sa présidence que les Etats-Unis soutinrent la prise de pouvoir de Kagame au Rwanda, puis son invasion au Zaïre, opérations dont un des buts était l’éviction des Français de l’Afrique centrale. Même si Chirac se vit contraint d’y participer, la guerre de Yougoslavie (1979), visait   la destruction de la Serbie, allié historique de la France au bénéfice d’amis de l’Allemagne (Croates, Bosniaques musulmans, Kosovars), ces derniers accueillant les forces de l’OTAN en faisant le salut nazi.

Il est vrai que l’hostilité franco-américaine se durcit encore quand Chirac refusa d’associer la France à l’invasion de l’Irak. Il faut « punir » la France dit la secrétaire d’Etat Condolezza Rice. C’était il est vrai sous George W. Bush, républicain, mais passé depuis le 11 septembre sous l’influence d’un clan néo-conservateur largement issus du parti démocrate.

Bellicisme de la gauche américaine

Les démocrates ne furent pas seulement hostiles à la France et méprisants des intérêts français, ils jouèrent plus qu’à leur tour le rôle de boute-feux.

Boute feu le président Wilson qui imposa ses principes idéalistes au traité de Versailles  (1919) multipliant les frustrations et les motifs d’instabilité en Europe.  Roosevelt retarda longtemps  le débarquement en Afrique et en France et refusa l’option d’une percée dans les Balkans à partir de l’Italie qui aurait empêché Staline, que le président américain prenait  presque pour un humaniste, d’opérer une mainmise sur l’Est du continent, ratifiée de fait à Yalta.

Ne nous plaignons cependant pas de l’intervention américaine dans les deux guerres mondiales. La première ne fut pas aussi décisive qu’on l’a fait croire aux Français  – et aux Américains.  La seconde le fut d’abord pour empêcher que nous ne soyons in fine « libérés » par Staline.

Difficile de ne pas qualifier Truman de boutefeu, au sens littéral, lui qui décida Hiroshima et Nagasaki, sans qu’on soit encore sûr qu’il n’y avait pas d’autre option. Il reste le meilleur président démocrate par la manière dont il fit face avec autant de mesure que de détermination à l’agressivité soviétique des années 1945-1952. On ne saurait en dire autant de John F.  Kennedy, irresponsable dans l’affaire de baie des Cochons, jugé par certains pas assez ferme lorsqu’il il rencontre Khrouchtchev à Vienne au point de lui donner l’impression que le Russe pouvait avancer ses pions.  Surtout, c’est lui qui commence la longue et douloureuse guerre du Vietnam et, peu avant d’être lui-même assassiné, organise un coup d’Etat contre un protégé américain, le président sud-vietnamien Ngo Dinh Diem, plus légitime que ceux que les Américains imposèrent ensuite. Modeste au début, l’assistance militaire américaine à Saïgon se mua peu à peu en une intervention directe sous Lyndon Johnson : elle se traduisit par l’envoi d’un demi-million de soldats américains et, jusqu’à l’élection de Nixon personne ne voyait à Washington comment se tirer de ce conflit qui amena    une partie de la jeunesse à basculer dans le pacifisme.

Nixon devait conclure en janvier 1973, par les accords de Paris, la guerre du Vietnam, non sans l‘avoir au préalable durcie.

A la fin des années soixante-dix, les inconséquences de Carter ont mis l’Europe, comme jamais auparavant,  sous la menace soviétique. Menace qui ne devait être conjurée que par l’acceptation par les Européens, sous l’impulsion de la France, si longtemps tenue pour un allié indocile, de l’installation des euromissiles sur leur sol. Même inconséquence en Iran où les Américains laissèrent tomber un autre allié, le shah, avec les suites que l’on sait.

Les initiatives de Bill Clinton ont causé la mort de près de cinq millions de personnes dans l’Afrique des Grands Lacs, événements tragiques dont Boutros-Ghali, alors secrétaire général de l’ONU, disait que la responsabilité revenait entièrement aux Etats-Unis. Si la Yougoslavie a été détruite en 1999, pour quel profit, sinon un renforcement de l’islam  en  Europe avec  l’indépendance du Kossovo ? Les sanctions imposées à l’Irak ont causé, elles, pendant ce temps, la mort de plusieurs centaines de milliers d’enfants, dont la secrétaire d’Etat américaine Madeleine Albright s’est laissée aller à dire : « si c’est le prix à payer pour chasser Saddam Hussein, pourquoi pas ? «

Obama, appuyé au début par sa secrétaire d’Etat Hillary Clinton, épouse de Bill, a reçu le prix Nobel de la paix et provoqué quatre guerres : Libye, Syrie, Ukraine, Yémen. Tous ces pays sont encore plus ou moins en conflit.  L’appui des démocrates américains aux printemps arabes (2011) qu’ils ont peut-être provoqués eux-mêmes a réussi à mettre le feu à tout le Proche-Orient.

Trump qui est venu après, accusé stupidement de bellicisme par la gauche française a terminé,  au moins en partie,  deux de ces guerres (Irak, Syrie) et à la différence de tous ses prédécesseurs depuis Reagan,  n’en a commencé aucune. Il a tenté d’apaiser, non sans difficultés, les relations des Etats-Unis avec la Russie.

Dès son retour aux affaires, les démocrates, sous Biden, envoient des signaux particulièrement hostiles à Moscou, jusqu’à traiter Poutine de criminel. Après avoir reproché vivement à Trump ses positions dures face à la Chine (qui avaient d’abord un caractère commercial), ils prennent des positions encore plus dures.

L’annulation de la commande de douze sous-marins à propulsion classique n’est pas seulement un camouflet pour la France, c’est un durcissement dangereux de la stratégie américaine dans le Pacifique et un signal extrêmement hostile envoyé à la Chine. L’Australie, qui avait sa propre marge de manœuvre est désormais cadenassée dans une alliance étroite avec les Etats-Unis dirigée contre  la Chine. Des sous-marins à propulsion non-classique sont de petites  centrales nucléaires navigant sous les océans. La politique de l’Australie, première puissance non nucléaire à s’en doter, fera école. On les verra bientôt proliférer dans les océans indien et pacifique avec tous les risques que l’on sait.

Aveuglement de la gauche française

Face à un parti démocrate à la fois et belliciste et hostile à la France, on se demande pourquoi l’élection de Biden a été espérée et saluée avec tant de ferveur par la grande majorité de la gauche française, Macron en tête. Il est vrai que le lien entre le parti démocrate et se succursales, comme la National Endowment for democracy, et la fondation Terra nova, vivier idéologique de la gauche française sont étroits.

Le président républicain Trump que cette même gauche – et même un parti de droite, sous influence, haïssait était pourtant bien mieux disposée à l’égard de notre pays ; détestant Angela Merkel, il était prêt reprendre la politique classique des Anglo-saxons : maintenir l’équilibre sur le continent et donc, à ce moment-là, nous favoriser face à l’Allemagne. Mais comme il était hostile à l’OTAN et peu enthousiaste de l’Union européenne, l’oligarchie française, obnubilée par ces machines, a cru, à tort, qu’il était hostile à la France. Macron n’a pas donné suite. Trump – comme Poutine d’ailleurs-  a vite compris qu’il n’y avait rien à en attendre.

Il fallait toutes les œillères de la gauche française pour que Le Drian socialiste pro-américain et pro-démocrate bon teint s’étonne et s’indigne du revirement australien, que ses services n’avaient, semble-t-il, même pas anticipé.

Petrus Angel:Pages arrachées à Satan

Petrus Angel !
entrez !

<< Les Français sont-ils devenus…La PMA autorisée en France… >> 2 octobre 2021

Pages arrachées à Satan

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ecr

Un film muet de 1920, de Carl T. Dreyer, plus connu pour « la Passion de Jeanne d’Arc ».

(dans « Réglages « , on peut choisir des sous-titres en anglais.

Oui, ça demande un effort. Mais c’est plutôt actuel … )

Pour une école libre au Québec:Ministre de l’Éducation de Biden incapable de dire que les parents sont les premiers intéressés dans l’éducation de leurs enfants;L’université britannique se révolte (un peu) contre le wokisme;Canada — Université menace ses étudiants en ligne de suspension s’ils ne sont pas vaccinés, mis en demeure par des avocats, elle recule

Pour une école libre au Québec

Ministre de l’Éducation de Biden incapable de dire que les parents sont les premiers intéressés dans l’éducation de leurs enfants Posted: 01 Oct 2021 07:27 PM PDT Le secrétaire à l’Éducation de Biden, Miguel Cardona, n’est pas parvenu à dire jeudi lors d’un échange avec le sénateur Mike Braun (républicain de l’Indiana) que les parents sont les « premières » parties prenantes de l’éducation de leurs enfants. Lors d’une audition de la commission sénatoriale sur la santé, de l’éducation, du travail et des retraites, Braun a demandé à Cardona : « Pensez-vous que les parents devraient être responsables de l’éducation de leur enfant en tant que principal éducateur ? » « Je crois que les parents sont des parties prenantes importantes — », a commencé Cardona, et, après que Braun lui a rappelé qu’il lui a demandé s’ils étaient les « premiers » intéressés, a poursuivi, « mais je pense également que les enseignants ont un rôle dans la détermination des programmes éducatifs. » Unbelievable.

“Do you think parents should be in charge of their child’s education as the primary stakeholder?”

Biden Education @SecCardona: “I believe parents are important stakeholders. . .” pic.twitter.com/Ru91AUvidG— Senator Mike Braun (@SenatorBraun) September 30, 2021 « Je pense que c’est un peu flou, a déclaré Braun. Je pense que les parents sont présents dans tous les domaines liés à l’éducation, car ils paient les factures et élèvent leurs enfants. À ce titre, ils devraient probablement être les principaux porte-parole de leurs propres enfants. » Les commentaires de Cardona surviennent deux jours seulement après que l’ancien gouverneur de la Virginie, Terry McAuliffe (démocrate), a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux à la suite de sa remarque : « Je ne pense pas que les parents devraient dire aux écoles ce qu’elles devraient enseigner. » Au cours de son débat avec le candidat républicain au poste de gouverneur Glenn Youngkin mardi, McAuliffe a ajouté, en réponse aux critiques de Youngkin sur sa décision passée d’opposer son veto à un projet de loi qui aurait permis aux parents de retirer des livres controversés de leurs bibliothèques scolaires, « Je ne vais pas laisser les parents entrer dans les écoles, retirer des livres et prendre des décisions par eux-mêmes ». Youngkin, cependant, a affirmé : « Je pense que les parents devraient être responsables de l’éducation de leurs enfants. » Glenn Youngkin a précisé sur Tweeter : « Terry McAuliffe devrait apprendre le droit de Virginie. » Youngkin a ensuite cité la loi de la Virginie (VA Code § 1-240.1 [2020]) : « § 1-240.1. Droits des parents. Un parent a le droit fondamental de prendre des décisions concernant l’éducation, l’instruction et la garde de son enfant. » Terry McAuliffe should learn Virginia law. #VAgov

§ 1-240.1. Rights of parents.
A parent has a fundamental right to make decisions concerning the upbringing, education, and care of the parent’s child. https://t.co/0EDigYoCze pic.twitter.com/shFwGDg8Lf— Glenn Youngkin (@GlennYoungkin) September 29, 2021 Sean Parnell, candidat républicain au Sénat fédéral pour la Pennsylvanie, a tweeté en réponse au commentaire de McAuliffe : « Pendant un instant, McAuliffe vous a montré ce qu’il croyait vraiment et cela devrait effrayer tous les parents. » « La réalité est que tous les gauchistes radicaux pensent de cette façon », a ajouté Parnell. « Ils croient savoir ce qui est le mieux pour vous et vos enfants. Ils veulent un contrôle total du gouvernement sur tous les aspects de votre vie. »
L’université britannique se révolte (un peu) contre le wokisme Posted: 01 Oct 2021 07:41 PM PDT Confrontés au révisionnisme décolonial et à la censure historique au prétexte de ménager les sensibilités des minorités, des professeurs d’université, en Grande-Bretagne et dans le Commonwealth, ont entrepris de « récupérer l’histoire » et de résister à « l’effacement ». À Oxford, la statue de Cecil Rhodes a déjà sauvé sa tête.Le 9 juin 2020, des milliers de personnes ont manifesté devant l’Oriel College, à Oxford, pour exiger que la statue de Cecil Rhodes (en haut, au-dessus du porche), figure du colonialisme britannique en Afrique australe, soit retirée de la façade de l’institution universitaire.
Il a vacillé sur son socle, mais tient toujours bon sur ses jambes. Finalement, Cecil Rhodes ne sera pas déboulonné. Sa statue restera au centre de la façade de l’Oriel College à Oxford. Un consensus s’était pourtant dégagé pour faire tomber la représentation de l’« impérialiste britannique », bienfaiteur de l’institution. Mais l’affaire s’est révélée trop compliquée. On en est donc resté aux « bonnes » intentions. L’impérialiste Cecil Rhodes vu par les Allemands en 1941. Cecil Rhodes est en blanc. Taillée dans de la pierre de Portland, la statue trône au-dessus du porche, flanquée plus bas par deux souverains qui se passèrent le relais au moment où le bâtiment fut édifié, Édouard VII et George V. « Grâce à la généreuse munificence de Cecil Rhodes », dit une inscription en latin. Un jeu de lettres en majuscule date l’édifice, 1911, année durant laquelle fut inaugurée l’immense bâtisse construite grâce aux 100 000 livres léguées par Cecil Rhodes à sa mort. Il est représenté dans une attitude naturelle, chapeau à la main. Il regarde vers le bas, comme s’il semblait découvrir la foule des manifestants demandant sa tête post-mortem.Lancée en 2015, la campagne Rhodes Must Fall a trouvé un sang nouveau dans le sillage du mouvement Black Lives Matter l’an dernier. En juin 2020, des milliers de personnes ont manifesté aux cris de « Enlevez-la ! » et « Décolonisons ! ». À l’époque, la fièvre montait en Angleterre, après que la statue du marchand d’esclaves Edward Colston avait été jetée à la mer à Bristol. Figure du colonialisme britannique en Afrique australe, Cecil Rhodes est vite entré dans le collimateur. Fondateur de la British South Africa Company et du géant des diamants De Beers, il fut aussi Premier ministre de la colonie du Cap. Il a donné son nom à deux territoires africains, les Rhodésie du Nord et du Sud, devenues respectivement Zambie et Zimbabwe. Une « démarche nihiliste »La direction de l’Oriel College et la commission indépendante créée pour l’occasion se sont accordées sur le retrait de la statue. Avant de renoncer, invoquant les « défis réglementaires et financiers » imposés par cette façade classée. Qui plus est, la politique du gouvernement est de « maintenir et expliquer », en les contextualisant, ces symboles de l’héritage colonial. C’est ce que fera l’Oriel College, assure son doyen, Neil Mendoza, qui entend « améliorer l’expérience quotidienne des étudiants issus de la diversité ». Mais des professeurs, furieux de cette reculade, ont refusé de venir faire cours aux élèves, leur faisant payer le prix de leur posture. La reine elle-même a fait les frais de la vague de « cancel culture » courant sur les gazons d’Oxford. En juin dernier, des étudiants du Magdalen College ont voté en faveur du retrait d’un portrait d’Elizabeth II d’une salle commune parce que la souveraine personnifiait « l’histoire coloniale récente ». Peu importe que la décolonisation se soit faite sous son règne. Le cadre a été remisé dans un placard. Le chef de file de ce groupe d’épurateurs, Matthew Katzman, est un étudiant… américain. Pour lui, ce lieu doit être « accueillant et neutre pour tous les membres ». Bref, n’offenser personne et pour cela « annuler » la reine. Spectaculaires, médiatisées, ces batailles culturelles ne sont que la partie émergée du phénomène. De manière plus sourde et plus large, le « wokisme » se répand dans les universités britanniques dans le sillage de leurs cousines américaines. Qu’il s’agisse des programmes, de la sélection des étudiants ou du corps enseignant, un mouvement de fond est à l’œuvre, menaçant pour certains la liberté d’expression que la sphère intellectuelle devrait chérir. Les théories avant les sourcesPour mener la contre-offensive, un groupe d’universitaires vient de lancer une initiative posée sur un site internet History Reclaimed (l’histoire récupérée). À la manœuvre, David Abulafia, professeur émérite d’histoire méditerranéenne, et Robert Tombs, professeur émérite à Cambridge lui aussi, spécialiste de la Commune — et par ailleurs Brexiter convaincu. Ils sont pour le moment plus d’une quarantaine, issus de sept pays anglo-saxons. Aux côtés d’autres éminents historiens britanniques, comme Andrew Roberts ou Vernon Bogdanor, on trouve aussi l’Américaine Elizabeth Weiss, l’Australienne Bella d’Abrera, le Canadien John Bonnett, des Irlandais et des Néo-Zélandais. L’initiative entend remettre les faits et la nuance à l’honneur afin d’équilibrer un débat dans lequel la condamnation est trop souvent préférée à la compréhension. « Pour les activistes “woke”, regarder en face un passé présenté comme culpabilisant est la voie vers un avenir meilleur et plus inclusif, commente Robert Tombs, mais cette lecture caricaturale et souvent fausse de l’histoire ne fait qu’aggraver les divisions, les ressentiments, voire la violence. C’est une démarche nihiliste, qui sape la légitimité de nos démocraties alors que nos sociétés libres ont besoin de confiance, de solidarité, d’un but commun et d’une estime de soi. Une histoire partagée est un socle nécessaire. » Pour l’historien, considérer que notre passé est uniformément glorieux est absurde, mais le décrire comme massivement honteux l’est tout autant. Et si des voix diverses doivent pouvoir s’exprimer, « aucune ne doit être imposée comme une nouvelle orthodoxie ». Il s’inquiète que de nombreuses institutions — universités, musées, collectivités locales — aient capitulé devant la tendance « woke » en acceptant parfois des contre-vérités pour acheter la paix. Pour David Abulafia, le problème n’est pas tant ces thèses, qui méritent d’être entendues, mais la façon dont elles sont assénées. « Ce sont des vérités absolues, il n’est pas possible d’en débattre. C’est le parti unique. Nous devons accepter ces théories, un point c’est tout », dit-il. Il déplore une grille de lecture uniquement fondée sur le racisme et l’impérialisme, qui a viré à l’obsession. « L’histoire est vue comme une invention capitaliste. Ils imposent une vision politique radicale sur le passé puis adaptent le passé à ce prisme politique ». Il reproche aux « historiens woke » de poser leurs théories avant de travailler les sources et de tout interpréter ensuite d’après cela. « Même les historiens marxistes discutaient des faits et étudiaient des théories critiques… », souligne-t-il. La simplification de l’histoire le désole : « Personne ne nie l’esclavage et ses horreurs, mais expliquer les révolutions industrielles uniquement par les profits qu’il a dégagés est si réducteur. C’est un fait non discutable, mais il y a eu aussi bien d’autres facteurs, comme la transformation agricole. » S’il reconnaît qu’une frange d’activistes d’extrême gauche a développé une approche « intolérante », Alan Lester, professeur à l’université du Sussex et spécialiste de l’histoire coloniale, estime de son côté que la guerre culturelle est alimentée par les conservateurs « qui refusent de voir aujourd’hui combien notre passé impérial fut raciste et violent. » Pour lui, ce mouvement ne vise pas à « annuler », mais à « ajouter » des éléments à l’histoire. Chape de plombLe problème n’en reste pas au débat d’idées, mais a des conséquences sur le corps professoral et sur les trajectoires des étudiants. Des cours de formation sont organisés pour encadrer la pensée des professeurs. « Émettre de simples objections peut compromettre une carrière universitaire », regrette David Abulafia. Des étudiants doivent recourir à l’anonymat pour témoigner. Comme Jeremy, étudiant en « classics » à Cambridge, effondré par la campagne de « décolonisation » de ces études. « Ces militants estiment que les études classiques, qu’il s’agisse de Rome ou de la Grèce, servent à soutenir l’impérialisme européen et le suprémacisme blanc. » Écœuré par cette chape de plomb, il s’apprête à renoncer à la carrière universitaire dont il rêvait. Des professeurs invités sont déprogrammés sous la pression de ceux qui ne les jugent pas « conformes ». Si un enseignant déplaît, des lettres ouvertes sont envoyées par des étudiants et des professeurs pour demander plus ou moins implicitement sa mise à l’écart. C’est ce qui est arrivé à David Butterfield, maître de conférences en lettres classiques à Cambridge. On lui reprochait un article où il « minimisait l’existence d’un racisme systémique et la sous-représentation des personnes noires, asiatiques et ethniquement minoritaires (Bame) dans les départements classiques. » Professeur de philosophie, Arif Ahmed a mené le combat pour que la liberté de parole ne soit pas ébréchée à Cambridge. En mars 2020, la direction de l’université a voulu faire passer un texte stipulant que les opinions devaient être « respectueuses » des vues et des identités de chacun. « En clair, cela revenait à se donner les moyens d’interdire tout ce qui ne plaît pas et — soi-disant — offense, commente Arif Ahmed, alors que les universités ne doivent pas avoir peur de ce qui dérange, choque et provoque. C’est cela qui nourrit le débat. » Avec d’autres, il a réussi à faire voter un amendement remplaçant le mot respect par « tolérance » envers les différentes opinions. L’acteur Stephen Fry, peu suspect de tropisme conservateur, a soutenu l’initiative. Depuis, le gouvernement travaille sur une loi garantissant la liberté de parole dans les universités. « Dans nos enceintes et dans le pays en général, de plus en plus de gens sont effrayés par la radicalité du “wokisme”, mais ils ont peur de s’exprimer tant l’intimidation est forte et les risques lynchage grands », commente-t-il. Incohérence wokisteLa volonté de nettoyage des justiciers « woke » a parfois ses limites. « Il est étonnant de voir des universités dénoncer notre passé colonial et accepter en même temps la manne financière de la Chine, qui embastille ses opposants et oppresse les Ouïgours, dit Roberts Tombs. Tous ces gens sont beaucoup plus sensibles aux violences du passé qu’à celles du présent… »Source : Le FigaroVoir aussi L’Alberta exige une plus grande liberté d’expression sur les campus   Étude sur les pressions, les sanctions, la discrimination politique et l’autocensure à l’université (chiffres) Royaume-Uni — le gouvernement s’attaque à la censure et l’intimidation dans les universités Uniformiser les universités de la « nation arc-en-ciel » au nom de l’« unité » ? (déboulonnage d’autres statues dont celle de Cecil Rhodes)

Manifestants BLM défigurent statue d’un des premiers abolitionnistes

Déboulonner Gandhi

Éducation sur la colonisation belge au Congo dans une école belge L’Imperial College de Londres abandonne sa devise latine « impérialiste », Oxford « décolonialise » ses programmes  Aux racines du wokisme dans les universités. Pourquoi cette crise dans les universités ?  
Canada — Université menace ses étudiants en ligne de suspension s’ils ne sont pas vaccinés, mis en demeure par des avocats, elle recule Posted: 01 Oct 2021 06:22 PM PDT
L’Université Mount Royal (« la MRU ») est établie à Calgary malgré son nom. Elle a fait marche arrière à la suite d’un avertissement juridique du Centre de justice, après avoir initialement exigé que les étudiants exclusivement en ligne divulguent leur statut de vaccination ou s’exposent à une éventuelle désinscription de leurs cours. Le 20 septembre 2021, la MRU a envoyé un courriel à un étudiant qui assiste à tous ses cours en ligne, l’avertissant que s’il ne déclarait pas son statut vaccinal avant le 21 septembre à 16 heures, il « pourrait être désinscrit de vos cours ». Un organisme, le Centre de justice pour les libertés constitutionnelles, a été contacté par d’autres étudiants qui ont reçu des courriels similaires. Le 22 septembre 2021, l’étudiant a reçu un autre courriel de la part de MRU indiquant que son compte MRU en ligne avait été suspendu et l’a de nouveau averti qu’il pourrait être « désinscrit » de ses cours. Le message indiquait qu’il était obligatoire selon la MRU que « tous les étudiants, qu’ils étudient en personne ou en ligne, déclarent leur statut vaccinal ». Le 23 septembre 2021, le Centre de justice a envoyé une lettre à MRU au nom de l’étudiant, avertissant que l’exigence de MRU violait la vie privée des étudiants, la Charte et les droits de l’homme. La lettre mettait en garde contre une action en justice si la MRU annulait l’inscription des étudiants qui suivent des cours en ligne. Le 27 septembre 2021, la MRU a envoyé un courriel à l’étudiant confirmant que l’accès de l’étudiant à son compte MRU en ligne serait rétabli le 29 septembre 2021. Le message électronique ne mentionnait plus l’exigence précédente de la MRU selon laquelle les étudiants en ligne doivent déclarer leur statut de vaccination. « L’intimidation et la coercition exercées par des institutions publiques telles que l’Université Mount Royal pour exiger la divulgation de renseignements médicaux personnels sont injustifiées et inacceptables », a déclaré Marty Moore, avocat du Centre de justice. « L’obligation totalement inutile pour les étudiants en ligne de divulguer s’ils sont vaccinés est révélatrice de l’abus de pouvoir irrationnel que les autorités publiques exercent dans la confusion actuelle. Il est essentiel que les gens se lèvent et s’opposent à ces abus de pouvoir. »

SRP:À propos du refus d’accès à la communion

SMART READING PRESS

En juin dernier, l’épiscopat américain s’interrogeait sur l’éventuelle excommunication de Joe Biden, en raison de son soutien à la loi sur l’avortement. Pendant le vol du retour de son voyage en Slovaquie, appelé à réagir sur cette question, le pape a répondu : «Que doit faire le pasteur ? Être un pasteur, ne pas condamner», y compris «les excommuniés», sans vouloir commenter directement les débats de l’Église américaine. François de Lacoste-Lareymondie nous propose quelques réflexions sur le sujet.

L’affirmation de l’Église «apolitique» doit aussi être évoquée dans son contexte spécifique.

Pendant le vol du retour au terme de son dernier voyage, le pape François répondait en fait à une question portant sur le refus de laisser certains hommes politiques étatsuniens, promoteurs de l’avortement, accéder à la communion eucharistique, refus que promeuvent quelques évêques. Le pape n’a pas voulu entrer dans ce débat en déclarant donc que l’Église n’a pas à faire de politique, qu’elle devait avoir une attitude pastorale et que lui-même n’avait jamais refusé la communion eucharistique à quiconque ; non sans avoir fermement rappelé au préalable que l’avortement est, et reste, un crime qui conduit à la suppression d’une vie humaine.

Refuser la communion est certainement un acte très délicat à poser. Personnellement, je l’ai vu faire une ou deux fois par un curé pour des divorcés remariés, mais de façon très discrète, en remplaçant la communion elle-même par une bénédiction et en évitant tout scandale. La question du scandale en pleine célébration, en effet, est sérieuse.

Ce que dit le Code de Droit canonique

La possibilité de refuser légitimement l’accès à un sacrement n’est pas inconnue par le Code de Droit canonique. Celui-ci prévoit que «si l’excommunication a été infligée ou déclarée, le coupable, s’il veut (participer comme ministre à la célébration d’un sacrement) doit en être écarté, ou bien il faut interrompre l’action liturgique à moins qu’une raison grave s’y oppose» (cc 1331-2). Mais en réalité, elle est très restrictive :

  • L’excommunication doit avoir été infligée (au terme d’un procès dont le verdict est public) ou déclarée (constat public que la peine latæ sententiæ est venue à s’appliquer).
  • Elle ne concerne que les ministres du culte qui voudraient célébrer un sacrement ou participer à une action liturgique malgré tout.
  • Elle comporte une échappatoire en cas de «raison grave», dont le risque de scandale fait partie.

Rappelons en outre qu’à l’exception du mariage et de la pénitence, dans quelques rares cas, le sacrement célébré par un tel ministre du culte ne serait pas invalide, mais seulement illicite.

Or, s’agissant de l’avortement, n’est puni d’excommunication latæ sententiæ que celui qui «procure un avortement, si l’effet s’en suit» (c. 1398), donc la personne qui opère directement et à condition que l’enfant en soit mort. Par conséquent, que ce soit sous le chef du c. 1398 ou sous celui du c. 1331-2, les gouvernants ou parlementaires promouvant l’avortement ne peuvent pas être sanctionnés ainsi.

Une contradiction, source de scandale

Il n’en reste pas moins que les propos et l’action publics du Président Joe Biden et d’autres hommes politiques en faveur de l’avortement comportent objectivement une contradiction majeure, elle-même source de scandale. Peut-on légitimement, tout à la fois, se réclamer de l’Église catholique et violer ouvertement une loi morale grave qu’elle tient fermement ?

À laisser perdurer cette contradiction sans réagir tout aussi publiquement, l’Église ne court-elle pas le risque – au demeurant déjà trop largement réalisé – de dévaluer et son enseignement, et son autorité ? Suffit-il de rappeler que l’avortement est un crime quand, dans le même temps, on se retranche derrière une position «pastorale» ? L’opinion publique, et, avec elle, une bonne partie des fidèles, ne retient que le volet pastoral en l’habillant d’indulgence.

Or le droit de l’Église n’est pas dépourvu de moyens, d’abord de mise en garde du coupable, puis de sanction. Et plus un personnage est haut placé, plus il donne à voir, plus l’exemplarité joue. Ne devrait-elle pas jouer dans les deux sens ?

François de Lacoste-Lareymondie

Photo : M. Migliorato / CPP / C

SRP:Affaire des sous-marins : comment pouvait-il en être autrement ?-sauf si l’on n’était pas rentré dans l’Otan que de Gaulle avait quitté avec raison comme cette affaire le prouve

Affaire des sous-marins : comment pouvait-il en être autrement ?

| Affaires étrangères François MARTIN 1 Oct 2021

Sous-marins en Australie

La perte par la France du contrat de plusieurs milliards de dollars pour la vente de sous-marins à l’Australie était logique : elle s’explique autant par la nouvelle géopolitique du Pacifique que par nos propres faiblesses, celles d’aujourd’hui et celles d’hier, que nous n’avons jamais réparées.

Il faut bien le dire, si la méthode est contestable, la décision australienne elle-même a tout son sens. D’abord, elle est parfaitement légale. En effet, chaque contrat contient des phases. Le passage d’une phase à une autre dépend de la décision de l’acheteur1. De plus, les grands contrats, on le sait, sont un peu un domaine de gangsters : pressions, intoxications et coups fourrés, sans même parler du reste, les «arrangements» financiers. Il faut se rappeler aussi que ce n’est pas la première fois que cela nous arrive2. Et nous l’avons fait nous-mêmes aux autres : aux Russes, à qui nous avons refusé en 2014 de livrer les frégates Mistral commandées, sous la pression des Américains3. À l’époque, personne ne nous a traités de voyous. Quand un client nous «plante», c’est insupportable, mais quand c’est nous qui annulons (alors que la commande est prête !), ça ne l’est pas ? Il faudrait savoir !

Ensuite, on sait que les Américains ne sont pas très «partageurs» pour ce qui est de leur commerce. L’une des raisons du maintien de l’OTAN, par-delà le fait de «ficeler» les pays de la faible Europe, est de leur vendre leur matériel. Il semble inconcevable, à ce titre, que cet ensemble européen, dont nous nous disons si fiers, n’achète même pas des armes européennes. Et pourtant… On a vu aussi l’usage qu’ils font de l’extraterritorialité de leur droit, la façon dont ils nous ont traités (affaire Alstom, Iran, etc.). Est-ce que nous avons vraiment protesté par le passé pour tout cela ?

Une décision logique quant au contexte géopolitique

Mais surtout, la décision australienne est logique par rapport au contexte géopolitique du Pacifique aujourd’hui. En effet, celui-ci s’est profondément dégradé en quelques années, à cause de la poussée chinoise14. Alors que l’Australie était, il y a seulement dix ans, un partenaire commercial extrêmement important pour la Chine, celle-ci a cru bon de prendre, au fur et à mesure de sa militarisation très rapide, systématiquement pour cible ce pays, croyant qu’il plierait et qu’il serait ainsi, pour le reste de la région, un exemple sinon de vassalisation, au moins d’acceptation de sa domination. C’est le contraire qui s’est produit. L’Australie a pris peur. Elle a rejoint l’AUKUS5, ce qui la place à l’intérieur du «parapluie» américain. Dans ces conditions, disposer de sous-marins à propulsion nucléaire, beaucoup plus furtifs et aussi d’une interopérabilité parfaite avec les USA, avait tout son sens. À partir du moment où la Chine devenait directement menaçante, il aurait été assez illogique, il faut le reconnaître, d’agir autrement.

Mais, par ailleurs, dans ce contexte géopolitique très tendu, nous avons tout fait pour miner nous-mêmes notre position. En effet, nous laissons planer, depuis les accords de Nouméa de 19986, un doute sur la souveraineté de l’un de nos importants territoires, la Nouvelle Calédonie. Nous avons même fait la folie furieuse de donner à cette île non pas une, mais trois chances7 de devenir indépendante ! Quel pays de la région, dans ces conditions, irait accorder sa confiance à un partenaire si peu fiable qu’il ne peut même pas garantir son intégrité territoriale, et qui pourrait, d’ici quelques mois, laisser son ancienne colonie devenir un nouveau «porte-avions» chinois ? Pense-t-on que ce scénario est impossible ? Pense-t-on que les Chinois se gênent en ce moment pour «travailler au corps» tous les leaders du pays, pour qu’ils nous abandonnent ? Et que peuvent penser de nous nos partenaires australiens, néo-zélandais et autres, dans ces conditions ? Que ferions-nous à leur place ? À cause de l’idéalisme socialiste de nos gouvernants, nous nous sommes tirés non pas une balle, mais toute une rafale dans les pieds…

La France ne cesse de rabaisser sa propre image

En plus de cette faute géopolitique régionale majeure, nous ne cessons, en métropole, par notre propagande démagogique, de rabaisser notre propre image :

  • Nous disons urbi et orbi que nous n’avons «pas de culture8», que nous sommes coupables de «crimes contre l’humanité9».
  • Nous disons urbi et orbi que nous voulons nous «fondre dans l’Europe10».
  • Nous faisons tout pour dénaturer nos symboles : nous rendons un hommage à Bébel aux Invalides et, en même temps, nous laissons «emballer» l’Arc de triomphe, qui abrite la tombe du Soldat inconnu. Sommes-nous devenus fous ?

Si nous ne croyons plus à nous-mêmes, si nous dénaturons notre propre image et notre autorité, pourquoi voudrions-nous que les autres nous respectent ? Si nous nous humilions sans cesse, qu’avons-nous à dire si les autres nous humilient ? Si nous ne sommes qu’une province européenne, en quoi le fait de perdre un contrat d’armement toucherait-t-il notre ego ?

Enfin, cette décadence voulue et entretenue par démagogie mondialiste par nos élites et nos chefs est confirmée par notre Histoire récente. En effet, qu’avons-nous résolu depuis quarante ans ? De nos problèmes d’immigration, de nos fractures sociale et ethnoculturelle, de notre désindustrialisation, de notre administration pléthorique et inefficace, de notre balance commerciale éternellement déficitaire, de nos structures éducatives en déclin constant, de notre système politique vermoulu et bloqué, de notre sécurité sociale à la merci de tous les voleurs11, de notre sécurité et de notre justice impuissantes, de notre place dans l’Europe à la remorque de l’Allemagne, qu’avons-nous résolu ? Notre inefficacité chronique et pathologique, nos interlocuteurs les connaissent par cœur. Que faisons-nous, à part donner le change ? Si la réussite fait le respect, pour les perdants, c’est «vae victis12». La vérité, c’est que pour les autres, nous sommes devenus des «losers». Dans ces conditions, si l’on nous prend un contrat, pourquoi même nous prévenir ?

Comment sortir de là ?

Comment sortir de là ? Pour l’affaire des sous-marins, deux réponses possibles :

  • L’une serait, bien sûr, de quitter l’OTAN. Cette institution sort du départ de l’Afghanistan très fragilisée13. La quitter serait peut-être un coup de grâce, mais quel profit pour nous ? Certainement, cela nous rendrait, sur le plan diplomatique, beaucoup de souplesse. Dans les conditions présentes, pouvoir parler plus facilement aux Russes, ne pas nous faire entraîner ipso facto dans un conflit américano-chinois aurait de grands avantages. Est-ce le positionnement que nous voulons ?
  • L’autre pourrait être d’y rester, s’il s’avère que les Américains choisissent, pour des raisons stratégiques, de quitter ce «vieux machin» devenu sans objet, pour se concentrer sur le Pacifique. Dans ces conditions, quelles seraient nos chances d’être les leaders d’une future défense européenne ? Que pensent les Polonais et les Baltes, éternels opposants à cette solution ? Ont-ils évolué sur la question ? Et pourrions-nous l’imposer aux Allemands ?
  • Est-ce que la chose pourrait se négocier avec les Américains, contre notre promesse de ne pas quitter et saborder l’OTAN tout de suite ? Nous serions les seuls à pouvoir prétendre à ce poste, les Anglais n’étant plus dans l’UE, et les Allemands ne pouvant s’afficher militairement.

Libres, souples et non alignés d’un côté, leaders d’une future défense européenne de l’autre, il y a des choses à discuter à partir de notre position d’aujourd’hui. Dans les deux cas, il faut une parole forte. Il faut que nous soyons crédibles. Aujourd’hui, nous ne le sommes pas, mais demain ? À nous de reprendre notre destin en main.

Il faut prendre notre temps, et bien peser les choses. Et puis, il faut choisir. En politique, les circonstances, même néfastes, sont toujours des opportunités pour construire autre chose. À quelque chose, malheur est bon. Mais que voulons-nous ? C’est la seule vraie question.

François Martin


1 – Avec, probablement, des compensations financières à la clef.

2 – Voir : «Armement : où va la France en Arabie Saoudite ?» (latribune.fr).

3 – «La France remboursera 1,2 milliard à la Russie pour les frégates Mistral» (voir lci.fr).

4 – Voir : «Mer de Chine du Sud : le centre du monde» (SRP du 17 mars 2021), «Hong Kong doit disparaître» (SRP du 1er avril 2021) et «Le plan de la Chine pour vaincre les États-Unis» (SRP du 15 avril 2021).

5 – Voir sur Wikipedia.

6 – Voir sur Wikipedia.

7 – Le 4 novembre 2018, le 4 octobre 2020 et très prochainement, le 12 décembre 2021.

8 – Déclaration d’Emmanuel Macron le 6 février 2017. Voir : Emmanuel Macron et le reniement de la culture française (lefigaro.fr).

9 – Pendant la campagne électorale, en février 2017.

10 – C’est toute la politique européenne d’Emmanuel Macron.

11 – Voir : Charles Prats, Cartel des fraudes, Éditions Ring, 2020. Fraude sociale : « une pension de retraite sur deux est versée à une personne née à l’étranger » (Bing video).

12 – Malheur aux vaincus.

13 – Voir : «Afghanistan : le changement des fondamentaux géopolitiques» (SRP du 24 septembre 2021).