SRP:Rapport de la CIASE : réflexions générales sur une très grande souffrance à venir

Rapport de la CIASE : réflexions générales sur une très grande souffrance à venir

| Église Aline LIZOTTE 1 Oct 2021

Chardons de la souffrance

Le 5 octobre, la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (CIASE) rendra son rapport, après deux ans et demi d’enquête. Interrogé par Vatican News, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, a déclaré l’attendre avec impatience, mais a déjà pris connaissance de «chiffres effrayants». Au-delà de ces chiffres, des questions de fond se posent : qu’est-ce qu’un pédophile, et que s’est-il donc passé pour qu’on en arrive là ?

Au moins, on nous prévient. Mgr Éric de Moulins-Beaufort peut avoir lu, comme beaucoup d’évêques, certaines bribes du rapport de la CIASE puisque, selon le journal La Croix, il nous prévient que le document qui sortira le 5 octobre l’a confondu par les chiffres qu’il étale et écœuré par les actes qui y sont décrits. Le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Vatican, a répondu à nos évêques en séjour à Rome pour leur visite ad limina que ce dévoilement entraînerait une très grande souffrance.

Après les articles du Boston Globe, les révélations de la presse australienne, le Report du Grand Jury de l’État de Pennsylvanie, les études faites en Allemagne, que nous reste-t-il donc à savoir ? La France a-t-elle atteint des sommets dans l’horreur ? L’Église de France, comme toute les grandes Églises de l’Occident, devrait-elle assumer ce que ni l’État, ni les systèmes éducatifs de nos gouvernements, ni les familles, n’ont jamais voulu prendre à leur compte : la responsabilité des crimes de pédophilie. Bien sûr, on sait depuis très longtemps qu’il y a des hommes qui masturbent les enfants ; bien sûr, on sait qu’il y a de l’inceste dans beaucoup de familles, mêmes chrétiennes. On le sait et on assume !

Jusqu’à maintenant, il n’était venu à personne, sauf aux anticléricaux de naissance, l’idée d’en accuser l’Église. Il y avait des pédophiles dans l’Église, comme il y a des voleurs, des assassins, des menteurs, des «faux frères», des traîtres, des calomniateurs, etc. Mais c’était «normal» ! L’Église, surtout la catholique, ne s’est jamais présentée comme une communauté de «saints». Le cardinal Robert Bellarmin (1542-1621) disait en son temps que l’Église de la terre est une communauté de pécheurs, et tous les péchés, des plus horribles jusqu’aux plus minimes, se trouvent en elle. L’Église de notre temps aurait-elle dépassé le seuil de la normalité du mal ? C’est à voir !

Cependant, maintenant, on tourne le dos. C’est l’Église, dit-on – la seule dans ce monde – qui engendre un système qui produit par la force de sa relation à la sexualité et par le mode de sa gouvernance le crime de pédophilie. Cette vision systémique, que l’on retrouve dans toutes ces commissions d’enquête, la Commission Sauvé y aurait-t-elle échappé ? Cette commission a été créée et financée par la Conférence épiscopale des évêques de France comme une commission d’enquête, et elle a fait son travail. On se retrouvera devant un nombre plus grand que l’on ne pensait – beaucoup plus grand – de prêtres et de religieux abuseurs, de manipulateurs de toutes sortes pour cacher leurs actes de mensonge, de séduction, de menaces.


Appartient-il à l’Église de dénoncer, en tant que telle, les actes, même crapuleux, de ses membres ?


Cependant, on trouvera aussi une accusation – cachée ou explicite – du «silence» de l’Église. Ce silence est qualifié de fausse miséricorde par les évêques eux-mêmes. Mais appartient-il à l’Église de dénoncer, en tant que telle, les actes, même crapuleux, de ses membres ? La réponse à cette question n’est pas aussi simple qu’elle le paraît. Je ne m’y attarde pas maintenant. La question est trop complexe et, comme le dit le pape François, le Français est le «roi des nuances» ! Cependant, on peut dès maintenant éveiller quelques pistes de réflexion.

L’évêque, tout comme le supérieur, ne confesse pas ses subordonnés ; ils ne sont pas liés comme le confesseur au respect sacré du for interne. Cependant, la relation du prêtre et du religieux à son évêque et à son supérieur ne se place dans un aucun genre social ; elle n’est pas celle de la famille ; elle n’est pas celle de l’amitié humaine ; elle n’est pas celle d’un employeur à l’égard de ses employés. Elle est essentiellement celle d’un pasteur. Elle en a l’autorité et la responsabilité, et ces éléments qui forment sa spécificité lui interdisent de traiter la personne qui lui est confiée comme le ferait une simple autorité légale et civile. L’autorité dont l’évêque est doté – et souvent celle du supérieur – relève du pouvoir de juridiction, et c’est à ce titre qu’il doit juger et s’enquérir de la «vérité» d’un fait. Car autre est le fait, autre est la vérité du fait.


S’il n’appartient pas à l’évêque de prononcer la culpabilité pénale d’un prévenu, il lui appartient de prendre le problème au sérieux.


Les déplacements de paroisse, les changements de mission ne sont pas des jugements sur la vérité d’un fait. C’est ce que reproche à bon escient le juge Yvonne Murphy lors de la conclusion d’une enquête demandée par l’évêque de Dublin1 sur les faits de pédérastie dans son diocèse. Le juge concluait, non pas en accusant l’Église de n’avoir pas dénoncé, mais en l’accusant de n’avoir pas utilisé les moyens qu’elle avait pour exercer l’autorité qui était la sienne et prononcer les sentences qu’elle pouvait poser. S’il n’appartient pas à l’évêque de prononcer la culpabilité pénale d’un prévenu, il lui appartient de prendre le problème au sérieux, de s’interroger et d’interroger sur la gravité du problème. Les chatouilles ne sont pas seulement un vague péché contre la pureté. On sait aujourd’hui que les abus sexuels peuvent détruire une vie et perpétuer une souffrance qui semble ne pas pouvoir s’effacer. Mais l’évêque des années 1980 pouvait-il vraiment faire ce qu’on lui reproche aujourd’hui de ne pas avoir fait2 ?

D’où vient cette éruption volcanique de la pédérastie ?

Mgr de Moulins-Beaufort se pose à lui-même une question : que s’est-il passé ; que nous est-il arrivé ? On peut faire crédit à l’archevêque de Reims d’une certaine naïveté sur l’existence du «péché contre la chair» et des fautes sexuelles. Comme tout prêtre, il a dû en entendre «des vertes et des pas mûres», et peut-être des pires que celles que nous révélera la Commission Sauvé. Il est né en 1962 et a été ordonné prêtre en 1991, à l’âge de 29 ans. Que sait-il de cette déferlante de pédérastie sur une grande partie du clergé occidental – il n’y a quand-même pas que la France qui soit atteinte –, dont le point de départ est l’Église américaine ? Éric de Moulins-Beaufort a été ordonné évêque en 2008, et il est devenu l’un des auxiliaires du cardinal André Vingt-Trois jusqu’à son départ en 2017. Un an après, il fut nommé archevêque de Reims. Cependant, la déferlante du scandale de la pédophile commença vraiment aux États-Unis avec les articles publiés dans le Boston Globe3 vers les années 2000, alors que les cas de pédophilie étaient en décroissance.

Au moment de la crise américaine, l’Église de France se sent en parfaite sécurité. Il n’y a, affirme Mgr Vingt-Trois, que douze prêtres en prison condamnés pour abus sexuel sur mineur. Mais le vent de la tempête approche. La déferlante publicitaire est provoquée par le Report du Grand Jury de l’État de Pennsylvanie. Ce rapport, publié le 14 août 2018, est foudroyant ; il accuse 300 prêtres d’avoir posé des actes d’abus sexuels sur des centaines de jeunes gens, garçons et filles, et, en contrepartie, il accuse les évêques de l’État de Pennsylvanie d’avoir pratiqué un cover-up généralisé sur ces prêtres. Aujourd’hui, en France, ce ne sont pas 300 prêtres que l’on accusera, mais plus de 4 000, et non pas quelques centaines d’enfants que l’on déclarera victimes, mais au-delà de 150 000. La période couverte est toujours la même : de 1955-1960 à 1990, et de 1990 à 2020.

Si vraiment le phénomène a diminué de beaucoup, une autre question demeure : qu’est-ce qui explique ce recul, si recul il y a ? La question «qu’est-ce qui nous est vraiment arrivé ?» est double. Les statistiques qui nous seront délivrées répondront-elles à la question ou nous projetteront-t-elles dans un effroi paralysant ?

Le mépris du corps


La pilule Pincus sacralisa le plus grand mépris du corps de la femme, et aussi celui du corps de l’homme.


1956 : la fameuse pilule demandée par Margaret Sanger à Gregory Pincus sort des laboratoires. Son approbation par la FDA4 la désigne comme «un médicament pour guérir les troubles de la fécondité». Cet énorme bluff de l’histoire scientifique a eu des répercussions fondamentales. Elle sacralisa le plus grand mépris du corps de la femme, et aussi celui du corps de l’homme. Mais d’où vient ce mépris, et quel est-il ? Il est loin de prendre sa source dans le cerveau de cette petite infirmière de Brooklyn élevée par une mère épuisée par une famille trop nombreuse de onze enfants. Ce mépris est devenu, depuis le début du XVIIe siècle, la trame et le fondement de notre façon de concevoir le «corps humain», qu’on l’adule comme on le fait aujourd’hui ou qu’on l’anéantisse comme au XVIIIe siècle.

Aubépine de la souffrance

D’où vient ce mépris ? L’auteur de ce mépris n’est nul autre que René Descartes (1596-1650). Son fameux principe, son principe premier (cogito ergo sum), suivi du principe de certitude («nos sens nous trompent») ont opéré dans notre connaissance de l’être humain une séparation redoutable. Le corps est devenu une «machine», dont l’étendue (espace) et le temps (nombre du mouvement) le réduit aux catégories de la quantité mathématique. Cette machine corporelle peut être mue par une âme unie au corps par ce petit nœud cartésien appelé «glande pinéale», concept qui a disparu rapidement pour donner à l’âme la fonction d’être la «cause motrice» et non la cause formelle du corps. À son tour, cette cause motrice a finalement disparu. L’être humain n’est devenu qu’une machine appliquant aux mécanismes organiques corporels les idées émergentes des projections d’un ego orgueilleusement libre, qui rejette toute autre autorité spirituelle que la sienne.

Celui qui est allé le plus loin dans cette vision, c’est bien Gilles Deleuze, qui ouvre son livre L’Anti-Œdipe par ces mots : «Ça fonctionne partout, tantôt sans arrêt, tantôt discontinu. Ça respire, ça chauffe, ça mange. Ça chie, ça baise. Quelle erreur d’avoir dit le ça. Partout ce sont des machines, pas du tout métaphoriquement : des machines de machines, avec leurs couplages, leurs connexions. Une machine-organe est branchée sur une machine-source : l’une émet un flux, que l’autre coupe. Le sein est une machine qui produit du lait, et la bouche, une machine couplée sur celle-là. La bouche de l’anorexique hésite entre une machine à manger, une machine anale, une machine à parler, une machine à respirer (crise d’asthme). C’est ainsi qu’on est tous bricoleurs5».

Considérer le corps humain comme une machine, c’est le mépriser. Cette nouvelle systémie élimine toute la vraie signification du corps et n’en fait qu’un «bien utile» soumis aux passions du désir d’un être complètement disloqué à l’égard de lui-même. Qu’on ne s’y trompe pas ! Cette nouvelle construction du corps humain comme une machine n’est pas uniquement l’invention des philosophes «modernes». Avec leur langage, ils n’en sont que les descripteurs. C’est elle qui a animé une bonne partie de nos «spiritualités» modernes depuis les grands spirituels du XVIe siècle, jusqu’à ce qu’elles meurent d’épuisement après l’hécatombe universelle apportée par la dernière guerre, l’une des plus meurtrières de notre Histoire occidentale.

Qu’a donc fait Descartes ? Si on laisse de côté pour le moment ses antécédents philosophiques, il faut se rendre compte du désastre qu’a apporté celui que l’on adule comme le maître du rationalisme. Il biffe, comme d’un coup de crayon, tout l’apport que l’on doit au corps. Il détruit toute la connaissance sensible, laquelle est réduite au mécanisme organique de la «perception». L’acte par lequel on connaît les propriétés sensibles des choses et celui par lequel on en crée une image, l’acte par lequel on se la rappelle et par lequel on juge sa convenance sont des actes du corps en tant qu’ils sont des actes de connaissance sensible. Ce sont des actes par lesquels on «devient autre en tant qu’autre», par lesquels on reçoit quelque chose d’autre que soi, et par lesquels on enrichit son propre être. Ils ne sont pas uniquement des mécanismes organiques. Si on leur dénie leur qualité d’actes de connaissance, c’est-à-dire l’apport d’une vérité sur les aspects perceptibles du réel, tout l’aspect cognitif et affectif du corps humain s’effondre. Ce ne sont plus des actes de connaissance. Donc ils ne forment pas l’expérience du réel à partir de laquelle on doit accéder à la vérité. Et cette vérité n’existe pas, on la remplace par la «théorie».


Descartes a détruit toute la connaissance sensible, laquelle est réduite au mécanisme organique de la «perception».


Qu’advient-il de ce pauvre corps ? Il n’est même plus un bien utile ; il devient une nuisance ; on recherche l’acte pur de la raison, celui qui serait dépouillé de tout appel à l’expérience sensible. Et l’on bâtit des «IDÉES», non pas une représentation du réel, lequel est jugé inconnaissable, mais un pur témoin de nos rationalisations. C’est ainsi qu’il nous est possible de «penser» le monde ou l’âme, ou Dieu ! Le corps «libéré» de l’âme se disperse dans la recherche de jouissances sensibles ou techniques, ou s’enfonce dans le mépris de lui-même. Ce sont les deux voies qui se sont ouvertes à l’homme moderne tout au long des XVIIIe, XIXe et XXe siècles.

Ce corps méprisé est aussi bien celui qui est livré à la seule jouissance du bien-être que celui qui est soupçonné d’être la source du mal moral. Dans le premier cas, on l’adule ; dans le second cas, on s’en méfie ; dans le premier cas, on crée une société hédoniste ; dans le second cas, on crée une société rigoriste, celle qui a précédé la première guerre. Et l’on n’arrive à rien !

Ce que je viens d’écrire demanderait beaucoup plus de développements. Mais j’écris un article, pas un livre ! Et j’en ai dit assez, sinon pour faire comprendre, du moins pour aider à réfléchir. Qu’est-ce réellement qu’un «pédophile» – pas seulement un abuseur circonstanciel – ? C’est le type même de l’homme déchiré. C’est celui qui découvre en lui-même l’entrecroisement des deux voies et qui est impuissant à choisir la «bonne». D’une part, selon la voie rationnelle, il est adulte, et souvent un adulte brillant. Son système de pensée et d’élocution est bien au point. Professeur, il est souvent brillant, et ses élèves l’adorent ; théologien, il parle comme un livre saint et avec conviction, et il croit à ce qu’il dit, il ne joue pas la comédie ; chirurgien, avocat, magistrat, il fait bien son métier. Socialement, il réussit sa carrière. C’est Preynat, Karadima, Duhamel et d’autres que les médias n’ont pas portés à notre attention. Mais le corps ne suit pas ! Il en est encore aux recherches primaires des tendresses de l’âge prépubère. Des recherches qui lui diraient, dans son corps, qu’il est aimé, qu’il a du prix, que ce qu’il fait vient de son propre être, que son propre corps est engagé, et pas uniquement les mécanismes de sa raison. Il ressent à la fois l’adulation de l’esprit et le mépris du corps, et il est incapable de recevoir l’un avec responsabilité et l’autre avec l’altruisme du service.

Dans son livre, Histoire du silence, Isabelle De Gaulmyn narre plusieurs faits intéressants, entre autres celui d’une vieille femme dont les deux fils ont été abusés par le Père Bernard Preynat. «Elle et son mari l’admiraient tant. Elle réfléchit un peu les yeux concentrés pour aller chercher au fond de sa mémoire les raisons d’une telle fascination. Il n’était pas vraiment sympathique. Plutôt autoritaire et froid. Mais il parlait tellement bien, il nous transmettait la foi. Il semblait l’avoir si grande. Et un tel charisme6». On se tromperait lourdement si l’on cédait à l’hypothèse facile de dire que les discours sur la foi n’étaient pour Preynat qu’un moyen d’apaiser, voire de tromper les familles, afin de s’accaparer des garçons pour les masturber et les violer. Preynat n’est pas le seul dont les médias nous ont révélé cette double existence : celle de la foi et celle du péché dans une même personne. N’est-ce pas la condition de chacun d’entre nous ? Et il est trop simpliste de penser que leur discours n’était qu’un masque pour voiler leurs turpitudes.

Voir la vérité de la souffrance des victimes d’une part, et, d’autre part, voir en même temps l’homme déchiré cause de cette souffrance n’est pas une chose facile. Et pourtant, il faudrait que nous y arrivions.

Le rapport de la Commission Sauvé nous dévoilera des faits que nous ne connaissons pas, des actes que nous ne pensions pas possibles de la part de prêtres et de religieux. Elle sanctionnera probablement l’Église de France pour son silence. Il faudra lire cela attentivement et maîtriser nos émotions. Est-ce que cela apportera la solution au grave problème de la pédophilie ? Je ne le pense pas. Ce problème se situe dans une tout autre sphère que celle des statistiques. Mais c’est toujours un premier pas, et ce premier pas devait être fait. Quant à atteindre la vérité des faits, c’est tout autre chose. Que s’est-il donc passé ?

Aline Lizotte


1 – Le 26 novembre 2009 est publié par le Gouvernement irlandais une enquête sur la région de Dublin. Les plaintes d’environ 450 victimes d’abus sexuels impliquant 152 prêtres de la région de Dublin ont été étudiées. Ce rapport est l’œuvre de la juge Yvonne Murphy, qui travaille depuis 2006 sur les abus sexuels commis par des prêtres dans le seul diocèse de Dublin, pour la période allant de 1975 à 2004. Il contient une vingtaine de monographies de prêtres déjà accusés d’agression sur mineur. Ces monographies sont bien faites et montrent l’étendue du problème auquel l’épiscopat irlandais aurait dû faire face, ce qu’il n’a pas pu ou n’a pas su faire dans les années antérieures à 2000.

2 – Voir le Motu proprio du pape François, Vos estis lux mundi, donné à Rome le 7 mai 2019, sur le devoir et la charge des évêques face aux abus sexuels.

3 – En 2000, les articles du Boston Globe (plus de 200) accusèrent les autorités du diocèse de Boston de négligence envers les prêtres pédophiles et d’indifférence envers les victimes d’abus sexuel. Le scandale s’amplifia et, en 2001, le cardinal Law reconnut publiquement qu’il avait reçu une lettre qui portait plainte contre un prêtre, le Père Johnny Geoganh, pour abus sexuel. Il l’avait alors changé de paroisse. Cet aveu s’accompagnait d’excuses envers les victimes. Cependant, l’aveu déclencha une avalanche de protestations telle que, finalement, Jean-Paul II accepta la démission du cardinal Law, dont la situation était devenue ingérable dans son propre diocèse. Déjà, il avait dû régler les amendes judiciaires des 86 victimes de Geaganh, ce qui coûta 10 millions de dollars US à l’archevêché. Son successeur, le cardinal O’Malley, finit le travail en indemnisant 552 victimes pour la jolie somme de 85 millions de dollars.

4Federal Drugs Administration, le puissant organisme américain qui donne son accord à la vente d’un nouveau médicament.

5 – Gilles Deleuze, L’Anti-Œdipe, Minuit, Édition du Kindle, emplacement 40.

6 – Isabelle de Gaulmyn, Histoire d’un silence, Seuil, 2016, p. 74.

EXCLU – L’interview choc d’un ancien juge d’instruction dans « Morandini Live »: « Ne faites pas confiance à la justice ! Les juges décident sous la pression des politiques » – VIDEO-morandini live

EXCLU – L’interview choc d’un ancien juge d’instruction dans « Morandini Live »: « Ne faites pas confiance à la justice ! Les juges décident sous la pression des politiques » – VIDEO

Vidéos | justice, juges, interview, morandini live

Ce matin, Claude Butin, ancien vice-président du tribunal de Rouen, était l’invité de Jean-Marc Morandini dans « Morandini Live » sur CNews à l’occasion de la sortie de son livre « Ne faites jamais confiance à la justice de votre pays ». « J’ai une trop haute opinion de la justice pour pouvoir lui faire du mal. C’est pour faire réfléchir. Si je donne les moyens de faire évoluer les choses, j’aurais atteint le but que je me suis fixé », a-t-il débuté, en exclusivité, en précisant qu’il faut « remettre les choses à plat ».

« La justice n’est pas parfaite et heureusement, parce qu’elle est rendue par des hommes (…) Actuellement, on assiste à une déshumanisation de la justice. On est passé de la justice du coche – où on cochait des cases de formulaires préétablis – à la justice du clic – où c’est l’ordinateur qui rend la décision. Il faut vraiment revoir ça de fond en comble ! », a continué l’ancien juge. 


Et d’ajouter : « Il y a des mauvais juges, parce que la justice est humaine. Il y en a quelques uns, j’en ai connu. Moi, j’ai toujours essayé d’exercer mes fonctions avec un maximum d’impartialité (…) C’est le pouvoir politique qui donne le ton à la justice. La justice est politique parce que le juge d’instruction – comme tous les magistrats – sont des citoyens comme les autres, qui ont leurs opinions. Il faudrait que le juge soit impartial. Ce n’est pas possible. Il y a des pressions politiques et des pressions hiérarchiques sur les juges« .

« On ne peut pas faire confiance à la justice ! », a affirmé Claude Butin en ajoutant que « les aléas judiciaires sont à ce point larges qu’on a plus de chance de gagner au Loto que de gagner son procès ». « J’ai essayé d’être irréprochable. Personne ne s’est plaint de mes décisions », a-t-il conclu. Jeanmarcmorandini.com vous propose de (re)découvrir cette interview choc diffusée ce matin dans « Morandini Live » sur CNews (voir vidéo ci-dessus).

[Info VA] Le journaliste Gaspard Glanz arrêté en possession de stupéfiant

[Info VA] Le journaliste Gaspard Glanz arrêté en possession de stupéfiant

Le vidéaste, spécialiste des mouvements contestataires et des “violences policières”, a été contrôlé ce mardi 28 septembre, dans le secteur de la Gare du Nord, à Paris, et verbalisé pour possession de résine de cannabis. Par La rédaction de Valeurs actuelles Publié le 1 octobre 2021 à 17h04

Alfred Photo/SIPA Partager cet article sur

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D’après nos informations, Gaspard Glanz, journaliste spécialisé dans les manifestations et conflits sociaux, où il traque les “violences policières”, a été verbalisé ce mardi 28 septembre, alors qu’il se trouvait à la Gare du Nord, à Paris. Le contrôle, qui s’est déroulé sans heurts, a permis à la police de mettre la main sur une petite quantité de cannabis, à savoir un gramme. Gaspard Glanz a donc été verbalisé par amende forfaitaire délictuelle, indique une source policière.

Connu défavorablement des services de police, le fondateur du site Taranis News avait déjà été interpellé le 20 avril 2019 alors qu’il couvrait une manifestation de Gilets jaunes, pour avoir effectué un doigt d’honneur en direction des forces de l’ordre. Il avait par la suite regretté ce geste, le mettant sur le compte de la colère provoquée par l’explosion d’une grenade de désencerclement à côté de lui. Il avait néanmoins été condamné par le tribunal correctionnel de Paris à une amende de 300 euros.

Non détenteur d’une carte de presse, compte tenu de son statut d’indépendant, Gaspard Glanz était par ailleurs fiché S en 2019, étant considéré par les services de renseignement comme « membre de la mouvance anarcho-autonome et susceptible d’action violente ». En 2017, il avait été condamné pour vol (du talkie-walkie d’un CRS) par le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer, alors qu’il couvrait l’évacuation de la « jungle ».

En février 2020, selon le Point, il avait également été visé par une plainte d’un magistrat du tribunal judiciaire de Paris, qui l’accusait de lui avoir asséné un coup de tête lors d’une manifestation d’avocats contre la réforme des retraites.

medias-presse.info:Le Royaume-Uni remplace ses livreurs par des robots. La « société sans contact » est en marche !

medias-presse.info
Le Royaume-Uni remplace ses livreurs par des robots. La « société sans contact » est en marche ! par Pierre-Alain Depauw

Avec les confinements et la longue fermeture des restaurants sous prétexte de Covid-19, nous avons vu se multiplier les petits boulots de livreurs. A vélo, en scooter ou même parfois en trottinette électronique, les livreurs sont devenus omniprésents dans toutes les villes. D’autant que, paradoxalement, malgré le développement du télétravail, rares sont les personnes qui en ont profité pour prendre plus de temps pour cuisiner elles-mêmes. L’avachissement se développe avec la malbouffe car il est évident qu’exceptionnels sont les personnes qui se font livrer un plat de qualité.

Tout cela entre parfaitement dans le schéma du Great Reset promu par le Forum économique mondial de Davos. Mais l’essor de ces livreurs n’est qu’une phase transitoire. L’étape suivante est de les remplacer par des robots ! Certaines sociétés misent sur les drones de livraison tandis que d’autres préfèrent les robots sur roulette.

Dans tous les cas, pour chaque robot ou drone mis en circulation dans le secteur de la livraison, c’est au moins deux emplois de perdus. Car le robot n’est pas limité par des règlementations sur le nombre d’heures de travail par semaine, le robot ne tombe pas malade, le robot ne fait pas grève, le robot ne revendique pas d’augmentation salariale, le robot ne prend pas de vacances,… Le robot demande seulement un entretien et le rechargement de sa batterie.

Vous croyez que ceci relève de la science-fiction et n’est pas prêt d’apparaître chez nous ? Détrompez-vous ! Le robot grignote de plus en plus de terrain.

Dans le pas si lointain Royaume-Uni, des centaines de petits robots de livraison montés sur six roues circulent sur le trottoir dans la quasi indifférence générale. Ils sont déjà 200 à parcourir les rues sans le quartier résidentiel de Milton Keynes, à 80 kilomètres au nord de Londres, et dans la cité voisine de Northampton, livrant les courses ou les repas. Ils seront très vite 500, car cinq nouvelles municipalités, notamment dans la région de Cambridge et le nord de l’Angleterre, ont décidé de les adopter.

C’est une adaptation au projet de « société sans contact » tel qu’en rêvent Klaus Schwab et ses amis du Forum économique mondial. Et cela fait les affaires de Starship Technologies, qui construit et exploite les robots en question. L’entreprise vient de conclure un nouvel accord avec la chaîne coopérative de supermarchés Co-op qui attend 300 nouveaux robots d’ici la fin de l’année.

Bardé de caméras et capteurs, le robot est autonome à 99%, selon son fabriquant, une entreprise créée en 2014 par deux fondateurs de Skype et basée à la fois en Estonie et aux Etats-Unis. Si l’automate bloque face à une situation inconnue, un opérateur peut en prendre le contrôle à distance.

Et figurez-vous qu’on nous présente cette robotisation à marche forcée comme un enjeu environnemental pour éviter que « les clients ne conduisent pour aller dans un magasin, ou ne soient livrés par un véhicule à essence« , explique l’enseigne dans un communiqué. Mais les livreurs humains à vélo sont certainement moins énergivores que des robots. L’explication écologique ne tient donc pas la route.

En attendant, Starship se développe au Royaume-Uni et aux Etats-Unis mais aussi en Estonie, Allemagne et Danemark. Et Starship n’est bien entendu pas seule dans la course aux robots de livraison. Aux Etats-Unis, Amazon et FedEx expérimentent leurs propres robots de livraison.

Préparez-vous, ils arrivent !

La journée du conservatisme

La journée du

conservatisme

26.09.2021Télécharger le discours d’introductionTélécharger le discours de clôtureTélécharger le programme

Marie Fatima Hutin
Maitresse de cérémonie

Hugues Boulard
Mot d’accueil

Laurence Trochu
Recevoir, aimer, protéger, améliorer, transmettre : le
conservatisme, une chance pour la France

Mathieu Bock-Côté
Penser la nation à l’heure du mondialisme et du
multiculturalisme
(intervention en vidéo)

Table ronde n°1
Recevoir la France en héritage et l’aimer

Table ronde n°2
Protéger la France et garantir sa souveraineté

Denis Payre : candidat à la primaire.
En quoi votre projet pour la France est-il conservateur ?

Table ronde n°3
Améliorer sans détruire : le défi des bioconservateurs

François-Xavier Bellamy
Transmettre pour que la France demeure.
(intervention en vidéo)

Table ronde n°4
Transmettre pour que la France demeure

Table ronde n°5
Comment reconquérir la liberté d’expression en France ?

Alexandre Del Valle
La France et l’Europe face à l’islamisme et la mondialisation

Eric Zemmour
Conserver ce qui vaut pour transmettre ce qu’il faut : quelles
priorités pour la France ?”

Philippe Juvin : candidat à la primaire.
En quoi votre projet pour la France est-il conservateur ?

Eric Ciotti : candidat à la primaire.
En quoi votre projet pour la France est-il conservateur ?

Laurence Trochu
Conclusion

Remerciements

Philippe de Gestas
Secrétaire général du Mouvement Conservateur

Churchill
“Un conservateur est un aventurier enraciné”

#JDC2021

Ils étaient présents à la journée du conservatisme

Laurence Trochu
Présidente
Présidente du Mouvement Conservateur et membre du bureau politique Les Républicains.

Mathieu Bock-Côté
Sociologue et essayiste
(intervention en vidéo)

François-Xavier Bellamy
Député européen Les Républicains et professeur de philosophie.
(intervention en vidéo)

Valérie Boyer
Sénatrice Les Républicains des Bouches-du-Rhône.

Eric Zemmour
Journaliste et écrivain.

Chantal Delsol
Philosophe.

Geoffroy Lejeune
Directeur de rédaction, Valeurs Actuelles

Christine Kelly
Journaliste, CNews

Gabrielle Cluzel
Rédactrice en chef, Boulevard Voltaire

Emmanuel de Gestas
Journaliste indépendant

Olivier Vial
Président de l’UNI (Union Nationale Inter-universitaire), directeur du CERU (Centre d’études et de recherches universitaires)

Jacques de Guillebon
Essayiste, directeur de rédaction, L’Incorrect

Elisabeth Levy
Essayiste, directrice de la rédaction, Causeur

Paul-Marie Coûteaux
Essayiste, ancien haut fonctionnaire, directeur du Nouveau conservateur

Alexandre Del Valle
Essayiste, journaliste, spéclialiste de l’islamisme

Raphaël Stainville
Rédacteur en chef politique, Valeurs Actuelles

François La Selve
Responsable du Mouvement Conservateur Jeunes

Frédéric Rouvillois
Essayiste, délégué général de la Fondation du Pont-Neuf

Jacques Chabal
Maire du Cheylard (Ardèche) et président de la communauté de communes Val’Eyrieux

Alice Cordier
Présidente du collectif Némésis

Yves d’Amécourt
Porte-parole du Mouvement de la Ruralité.

Jeremy Stubbs
Journaliste, président des Conservatives Abroad in Paris.

Frédéric Saint-Clair
Analyste politique.

Pierre Vermeren
Historien

Alexandre Saradjian
Président de Droite de demain

10 minutes pour convaincre

Quatre candidats à la primaire de la droite, Eric Ciotti, Philippe Juvin, et Denis Payre ont chacun eu 10 minutes pour convaincre et répondre à la question suivante : « En quoi votre projet pour la France est-il conservateur ? »

Conférences et tables rondes

5 tables rondes, 4 conférences

 

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Retour sur la Journée du Conservatisme

Retour sur la Journée du Conservatisme

Le Mouvement Conservateur

 
Chers amis,
 La journée du Conservatisme a été un franc succès et continue de faire parler d’elle.  Elle a démontré que le conservatisme politique français a une vraie densité et qu’il mobilise très largement. Merci à tous pour votre présence nombreuse et pour vos encouragements nourris dans les jours qui ont suivi.
 Cette rencontre a réuni une trentaine d’intervenants de premier plan du monde médiatique, intellectuel et politique. Elle est le signe que la pensée conservatrice est en train de redessiner le paysage politique français. Le Mouvement conservateur est précurseur, depuis maintenant plusieurs années, pour convertir ce débat d’idées en réalité politique.
 Nous avons ouvert la voie du conservatisme politique, qui en appelle au bon sens, à ce qui unit à la fois la bourgeoisie et les classes populaires : l’amour de notre pays, l’attachement à notre civilisation, la volonté de retrouver la confiance en l’avenir pour reconstruire ce qui a été détruit. Nous pensons particulièrement à l’école, la souveraineté juridique et politique, la famille, tout ce qui est à même d’apporter de la stabilité dans un monde qui danse sur un volcan !
Retrouvez les discours de Laurence Trochu
Aujourd’hui, il est clair que l’élection présidentielle se jouera sur des thématiques conservatrices. La France ne peut s’offrir le luxe d’un immobilisme coupable, situation ironique pour celui qui se dit en marche. Nous, les conservateurs, nous choisirons. Si la diversité d’opinions, leur expression et leur confrontation sont le gage d’une saine démocratie, gouverner implique nécessairement de décider, trancher, choisir, et donc de renoncer à certaines options. Là est la responsabilité politique. Avec vous, nous avons défini des priorités et des critères qui guideront cette étape du choix. 
Notre détermination est intacte et nous comptons sur vous : (ré)adhérez au Mouvement Conservateur. Nous, les gens ordinaires, nous pouvons faire des choses extraordinaires ! Et nous allons le montrer, avec courage, détermination et une belle espérance. 
Bien fidèlement,
Laurence TrochuPrésidente du Mouvement Conservateur

Liberté politique:[REVUE] La réinformation à l’heure de la post-vérité

[REVUE] La réinformation à l’heure de la post-vérité

Article rédigé par Guillaume de Thieulloy, le 30 septembre 2021

[REVUE] La réinformation à l’heure de la post-vérité

La « réinformation » est une noble quête car elle recherche la vérité. Mais son objectif sera vraiment atteint quand elle ne sera, justement, pas qualifiée de « ré-information », mais bien d’information pour un public toujours plus large, et non uniquement de convaincus.

Retrouvez l’intégralité de l’article de Guillaume de Thieulloy dans le dernier numéro de la revue en cliquant ici

Avant toutes chose, je voudrais prier le lecteur de pardonner cet article un peu trop « engagé ». Je ne parle pas ici comme un observateur plus ou moins qualifié du monde de la réinformation, mais comme un acteur qui consacre une large partie de son temps à cette œuvre de réinformation, notamment en tant qu’éditeur de plusieurs médias « dissidents ». Je ne prétendrais donc pas ici à la moindre objectivité, mais je voudrais donner quelques lumières sur ce que je sais des motivations, des contraintes, des échecs et des succès de la réinformation – et notamment, puisque c’est ce que je connais le mieux, de la réinformation catholique en France.

Ceci étant posé, venons-en au cœur du sujet. Et, d’abord, qu’entend-t-on pas « réinformation » ? On connaît le mot fameux de Joseph de Maistre sur la contre-révolution, qui n’est pas la révolution en sens contraire, mais le contraire de la révolution. Je dirais volontiers la même chose de la réinformation : il ne s’agit pas d’une désinformation en sens contraire (disons une désinformation « populiste » qui répondrait à la désinformation « oligarchique »), mais du contraire de la désinformation.

Cela implique un certain nombre de conséquences.

La première de ces conséquences est que la vérité est la seule norme acceptable de la réussite ou de l’échec d’une entreprise de réinformation. Notre premier objectif doit être de dénoncer les mensonges de la désinformation, et non d’imposer notre point de vue – même si faire triompher ce dernier est naturellement un objectif politique parfaitement légitime. Cela m’amène à préciser un point important : la réinformation n’est pas directement une action politique ; elle relève plutôt de ce que l’on appelle aujourd’hui la « métapolitique », c’est-à-dire l’action culturelle. Cependant, il est vrai que l’immense majorité des personnes engagées dans cette œuvre de réinformation ont été mues par un objectif politique. Pour ma part, c’est parce que j’étais révolté par les mensonges et la propagande des « grands » médias sur l’Eglise et sur l’histoire de France, que je me suis engagé, voici bientôt trente ans dans ce combat médiatique – qui ne s’appelait pas encore « réinformation » – et que, depuis une quinzaine d’années, je suis devenu à mon tour éditeur de presse. Il serait absurde de prétendre à l’apolitisme, à l’impartialité ou à la neutralité.

Je comprends bien pourquoi certains tentent de poser aux commentateurs impartiaux. La « große presse », comme disait mon vieil ami Daniel Hamiche, auprès duquel j’ai fait mes premières armes dans ce combat, et qui ensuite me suivit dans toutes mes aventures éditoriales, la « große presse » donc a imposé un standard tout à fait inepte et même impossible. Il y aurait, à l’en croire, des médias honorables qui seraient des médias d’information et, face à eux, des médias méritant à peine ce nom qui seraient des médias d’opinion. Mais il n’existe pas d’information pure. Toute information est nécessairement vue au travers du prisme de celui qui la prend comme telle. La réalité, c’est que, bien sûr, nos médias de réinformation sont des médias d’opinion, mais ils ont un avantage considérable sur leurs « honorables » confrères : ils savent, eux, qu’ils sont des médias d’opinion, alors que « Le Monde » et tant d’autres sont la quintessence du média d’opinion qui s’ignore. N’importe quel lecteur qui découvrirait cette presse « mainstream » constaterait qu’elle a des idées politiques et religieuses bien nettes – aussi nettes que les nôtres. Par exemple, il est clair que, pour « Le Monde », les frontières sont des survivances archaïques dont la suppression fera progresser la paix mondiale. On peut le croire. On peut sûrement même le justifier. Mais on ne saurait nier sérieusement que cela constitue un choix politique bien clair – et bien discutable.

Au vrai, peut-être est-ce là précisément ce qui motive les réinformateurs : nous contestons fondamentalement que la doxa dominante soit indiscutable. Nous la contestons avec des arguments sérieux – qui ne sont pourtant jamais pris au sérieux par nos interlocuteurs !

Notre premier adversaire est donc le mensonge par omission. Dans le cas général, les « grands » médias ne mentent pas explicitement. Cela arrive parfois. Ainsi tel grand quotidien avait un jour accusé les catholiques traditionalistes de reprendre à leur compte le slogan « nazi » : « La vérité vous rendra libres ». L’auteur de cet article d’anthologie avait manifestement confondu l’Évangile de saint Jean avec la phrase qui s’affichait au fronton d’Auschwitz : « Arbeit macht frei » (le travail rend libre). Là, l’erreur était massive, explicite, visible par tous ceux qui connaissaient le sujet – et le refus de corriger l’erreur ne peut être qualifié que de mensonge. Mais, plus généralement, ce que nous constatons, c’est une occultation des arguments « gênants » pour ne mettre en valeur que certains aspects du sujet traité. C’est ainsi, par exemple, que les instituts de sondage posent des questions induisant certains types de réponse de préférence à d’autres. Si vous demandez à une personne : « Êtes-vous favorable au droit de chacun d’épouser la personne de son choix ? », vous avez de fortes probabilités d’obtenir une écrasante majorité de « oui ». Et cela vous permettra de dire que les Français sont majoritairement favorables à la loi Taubira. Mais, si vous posez la question : « Êtes-vous favorable à ce que l’État prive artificiellement un enfant de son père ou de sa mère ? », le résultat a toutes les chances d’être sensiblement différent. Pourtant, c’est aussi un aspect important de la loi Taubira. Notre travail de réinformation consiste donc largement à rappeler les éléments délibérément occultés par les médias dominants.

Une autre des conséquences de cette définition de la réinformation concerne l’acceptation de la critique – et l’acceptation de reconnaître ses erreurs quand il y a lieu. Dans les médias dominants, dont le métier est, en réalité, non pas de chercher la vérité, mais de justifier la propagande de l’oligarchie au pouvoir (soit, encore une fois, en occultant les arguments en sens contraire, soit en détournant l’attention par des débats artificiellement créés ou des reportages sur des îles féériques !), vous ne trouverez que très rarement une telle reconnaissance d’erreur. Dans nos médias de réinformation, c’est beaucoup plus fréquent. Non pas, bien sûr, parce que nous serions plus vertueux que nos « honorables confrères », mais tout simplement parce que nous faisons un autre métier. Nous, nous cherchons à découvrir la vérité et à la transmettre quand nous l’avons trouvée – ou plutôt quand nous en avons trouvé une parcelle. Et, en ce bas monde, la recherche de la vérité implique beaucoup de tâtonnements et donc aussi, hélas, beaucoup d’erreurs.

Il faut encore mentionner une conséquence importante de la vision que j’ai exposée plus haut de la réinformation. Il n’existe pas, et il ne peut pas exister de « réinfosphère » (ou de « fachosphère » comme disent les médias bien-pensants). Ayant eu un jour l’honneur douteux d’un chapitre entier dans un livre précisément intitulé la « fachosphère », j’avais répondu que, pour ce qui me concernait, le concept était doublement inadapté. D’abord, parce que le fascisme est une idéologie de gauche (c’est la propagande communiste qui en a fait la pendant à « l’extrême droite » de ce qu’était le communisme lui-même à l’extrême gauche). Il s’agit en effet d’une idéologie alliant le nationalisme révolutionnaire et le socialisme, deux idéologies que, personnellement, je combats comme contre-révolutionnaire. Quant à la « sphère », j’avais ironisé sur le fantasme « complotiste » des journalistes d’une espèce de groupe de gouvernement de ladite « fachosphère » – sachant que l’un des autres chapitres concernait Alain Soral que j’ai croisé une fois dans ma vie et avec lequel j’ai des désaccords idéologiques assez significatifs, notamment sur l’islam, et un autre concernait le « porno nationaliste » dont j’ai découvert l’existence à cette occasion et avec lequel je vois mal comment un catholique de conviction pourrait collaborer !

Il ne peut pas exister de « réinfosphère » pour une raison simple : la réinformation étant une entreprise idéologique, nous travaillons tous à défendre nos convictions face aux mensonges des médias dominants. Mais pourquoi donc nos propres divergences seraient-elles plus insignifiantes ? Ce n’est pas parce que je suis en désaccord avec Le Monde sur l’ouverture des frontières que je suis nécessairement en accord avec une actrice pornographique « nationaliste ». Les ennemis de nos ennemis ne sont pas toujours nos amis. Cela tombe tellement sous le sens que l’on a un peu honte de rappeler ce truisme.

Résistane républicaine:Voilà les 14 policiers de la pensée nommés par Macron pour former le Ministère de la Vérité !

Voilà les 14 policiers de la pensée nommés par Macron pour former le Ministère de la Vérité !

A ne pas manquer Liberté d’expression Publié le 30 septembre 2021 – par Christine Tasin

Leur nom officiel ? Les Lumières à l’heure numérique. 

Leurs noms et qualités… Riez, amis lecteurs, c’est tout ce qui nous reste !

Composition de la commission :

  • Gérald Bronner : professeur de sociologie à l’Université de Paris, membre de l’Académie nationale de médecine, de l’Académie des technologies, de l’Institut universitaire de France, ainsi que du comité de rédaction de L’Année Sociologique ;
  • Roland Cayrol : politologue ;
  • Laurent Cordonier : directeur de la recherche à la Fondation Descartes à Paris ;
  • Frédérick Douzet : spécialiste des enjeux géopolitiques du cyberespace et professeur à l’Université Paris 8 ;
  • Rose-Marie Farinella : ancienne journaliste de la presse écrite et enseignante ;
  • Aude Favre : journaliste web ;
  • Jean Garrigues : historien spécialiste d’histoire politique de la France contemporaine ;
  • Rahaf Harfoush : anthropologue canadienne ;
  • Rachel Khan : juriste, actrice, écrivaine ;
  • Anne Muxel : sociologue et politologue ;
  • Rudy Reichstadt : fondateur et directeur de Conspiracy Watch ;
  • Iannis Roder : historien spécialiste de la Shoah ;
  • Guy Vallancien : chirurgien, professeur honoraire des Universités, membre de l’académie nationale de médecine ;
  • Annette Wieviorka : historienne spécialiste de la Shoah de l’histoire des Juifs au XXe siècle.

Oser appeler Lumières ces médiocres, ces staliniens, chargés de « dire le vrai », de « dénoncer le faux »… A quoi bon l’Encyclopédie ? C’est pour ce nouvel obscurantisme que le Chevalier de la Barre a été torturé, écartelé ? 

Qui seront les prochains chevaliers de la Barre montrés du doigt, sommés de changer, contraints de se rééduquer, déportés peut-être, ruinés, enfermés ?

Envie de dégueuler, oui, de dégueuler, j’ai bien dit, en lisant les raisons de la création d’une telle commission, lancée pompeusement sur le site de l’Elysée « Les Lumières à l’ère numérique », lancement de la commission Bronner

Mais cette révolution est aussi porteuse d’une face sombre. Car l’information ne s’est pas seulement démocratisée, elle a changé de nature. Nos sociétés sont confrontées à une fragmentation du débat, un phénomène de bulles où s’enferment des individus qui ne se parlent plus, à une résurgence de discours de haine, à un recul du savoir et de la science dans certaines circonstances.

On a tout compris. Tous ceux qui osent ne pas aimer qui Macron aime… doit être rééduqué, puni.

Tous ceux qui, comme Raoult n’ont pas la même conception de la science, du savoir…qu’un Véran  ou un Laurent Alexandre  devront être exécutés.

Les objectifs de la commission ? Eduquer, ré-éduquer, informer, ré-informer, prévenir…dire le vrai !

Bref, une seconde commission Avia qui ne dit pas son nom qui, en sus de tous ceux qui critiquent islam et immigration, mettra au pilori les anti-vaccin Covid, les anti-pass sanitaire, les tenants du traitement…

D’ici la mi-décembre, la commission devra dévoiler une série de propositions concrètes dans les champs de l’éducation, de la régulation, de la lutte contre les diffuseurs de haine et de la désinformation.

Avec plusieurs objectifs :

➜ Définir un consensus scientifique qui sera mis à disposition du grand public, des médias, des acteurs de la société civile sur l’impact d’Internet dans nos vies de citoyens : notre information, notre rapport à l’autre, notre représentation du monde et de nous-même, notre exposition à des biais cognitifs qui peuvent enfermer.

➜ Formuler des propositions dans les champs de l’éducation, de la prévention, de la régulation, et de la judiciarisation des entrepreneurs de haine afin de libérer la société des bulles qui enferment une partie de nos concitoyens et nourrissent les extrémismes, la haine, la violence, les dérives sectaires et les obscurantismes.

➜ Proposer de nouveaux espaces communs de la démocratie, de la citoyenneté, du collectif qui puissent trouver leur place dans le monde numérique, donner du sens à des citoyens isolés.

➜ Développer une analyse historique et géopolitique de l’exposition de la France aux menaces internationales qui pèsent sur notre démocratie et notre société au travers d’Internet et des recommandations sur les enjeux à porter dans le débat international et européen.

Tous ceux qui ne feront pas du Macron qui ne diront pas du Macron… Tout simplement .

Cerise sur le gâteau, plusieurs personnes de cette commission ont été eux-mêmes condamnés ou dénoncés pour… la diffusion de fausses informations, pour des faux, pour de terribles négligences…

Bronner a été lui-même responsable de diffusion de fausses informations…Et il a annoncé qu’il veut trier sur les réseaux sociaux, que soient mis en avant ceux qui disent « vrai », censurer les autres… Bon vous me direz que c’est déjà fait, mais pas suffisamment apparemment.

Vallancien,  sanctionné par l’ordre des médecins pour un faux certificat médical… qui était à la tête de l’Institut Descartes où les conditions de conservation et d’utilisation des corps offerts « à la science » ont fait scandale..

Rose-Marine Farinella, spécialiste des Fake News, qui a reçu un prix de l’UE !

Mais on reviendra demain plus en détail sur les membres de cette commission 

Même Libé le dit :  c’est une « troublante commission Bronner »

C’est dire l’ampleur du scandale !

Les « gardiens de la tradition » et la « joie de l’amour »- fsspx.news

Les « gardiens de la tradition » et la « joie de l’amour »

27 Septembre, 2021 Provenance: fsspx.news

En 2016, le pape François publiait l’Exhortation post-synodale Amoris lætitia dans laquelle il accordait – au cas par cas – l’accès à la communion eucharistique aux divorcés « remariés » qui n’y ont pas droit, selon la morale constante de l’Eglise catholique.

En 2021, il fait paraître le Motu proprio Traditionis custodes dont les conditions draconiennes visent à restreindre le plus possible le droit des fidèles à la messe de toujours, avec l’espoir de voir un jour ce droit s’éteindre tout à fait.

D’un côté, il y a un pseudo-droit à la communion accordé par « miséricorde pastorale » ; de l’autre, un vrai droit à la messe de toujours, rogné et presque dénié au nom de « l’unité de l’Eglise », compromise par un manque de soumission au magistère conciliaire dont la nouvelle messe se réclame.

D’une part, une sollicitude extrême pour les « périphéries de l’Eglise » ; de l’autre, une sévérité absolue à l’égard de ceux qui sont attachés au Saint-Sacrifice de la messe, et qui à la suite des cardinaux Ottaviani et Bacci – dans leur Bref examen critique du Novus Ordo Missæ (1969) – affirment que la messe de Paul VI « s’éloigne de façon impressionnante, dans l’ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la Sainte Messe, telle qu’elle a été formulée à la XXIIe session du Concile de Trente, lequel, en fixant définitivement les “canons” du rite, éleva une barrière infranchissable contre toute hérésie qui pourrait porter atteinte à l’intégrité du Mystère ». 

Ces deux attitudes opposées manifestent un sentiment de paternité inversement proportionnel : généreux pour les périphéries, rigoureux pour les catholiques. Les premiers sont invités à partager la « joie de l’amour » (Amoris lætitia), même en dehors du mariage chrétien ; les seconds sont priés d’obéir aux « gardiens de la tradition » (Traditionis custodes) que sont les évêques. Verra-t-on un jour les prêtres et les fidèles attachés à la tradition bénéficier de la sollicitude réservée aux périphéries, et ces derniers connaîtront-ils la rigueur des rappels à l’ordre dont les gardiens de la tradition conciliaire gratifient les premiers ?

Car c’est bien là que réside le problème : cette « joie de l’amour » est distribuée par les gardiens d’une tradition pas même séculaire. C’est une joie émouvante, fondée sur les sables mouvants d’une tradition en cours d’élaboration, avec une doctrine œcuméniquement changeante (Déclaration d’Abou Dabi, culte de la Pachamama…) et une morale à géométrie variable (Amoris lætitia…). Une tradition évolutive, dont les fruits amers – églises vides et séminaires déserts – indiquent déjà qu’elle est biodégradable. En sorte que ses gardiens risquent de n’avoir bientôt plus grand-chose à garder.

Abbé Alain Lorans

Des membres du Chemin synodal critiquent vivement le Vatican- fsspx.news-encore des femmes à la manoeuvre

Des membres du Chemin synodal critiquent vivement le Vatican

29 Septembre, 2021 Provenance: fsspx.news

Alors que la deuxième réunion plénière du Chemin synodal doit s’ouvrir jeudi prochain, 57 membres critiquent les décisions papales concernant la démission de Mgr Stefan Heße, évêque de Hambourg, du cardinal Rainer Maria Woelki, archevêque de Cologne et de ses deux auxiliaires, NNSS Dominik Schwaderlapp et Ansgar Puff.

Le Vatican a en effet refusé la démission proposée par ces quatre évêques, de même que le pape François avait refusé celle du cardinal Reinhard Marx, archevêque de Munich et Freising. Toutes ces démissions étaient liées à la crise des abus.

Le pape n’a en effet pas jugé que ces évêques étaient coupables de malversations, mais seulement de maladresses, en particulier dans le domaine de la communication. Le cardinal Woelki a obtenu un congé sabbatique jusqu’au carême, et Mgr Schwaderlapp une année entière qu’il passera au Kenya.

57 participants du Chemin synodal critiquent le Vatican

Dans une déclaration publiée mardi par le Comité central des catholiques allemands (ZdK), ces membres se disent choqués par les raisons qui ont conduit le pape François à ne pas accepter l’offre de démission faite par les trois évêques et le cardinal.

Le fait que le cardinal Rainer Maria Woelki de Cologne prenne un “congé sabbatique” de plusieurs mois tout en restant en fonction suscite également l’incompréhension et l’ire des signataires.

« En général, ce n’est pas seulement l’intention de dissimuler, mais aussi les graves erreurs de procédure qui peuvent miner cette confiance indispensable à l’exercice du ministère épiscopal » affirment le texte.

Un « manque d’attention et de sensibilité à l’égard des personnes touchées par des abus », est incompatible avec le ministère d’évêque.

Le pape doit examiner les impulsions du Chemin synodal sans parti pris

« Nous connaissons également, grâce à la politique et aux structures démocratiques, la possibilité de permettre un chemin de renouveau en prenant des responsabilités personnelles », ont déclaré les membres du Chemin synodal.

Ils veulent montrer leur détermination à poursuivre le dialogue sur l’avenir de l’Eglise catholique en Allemagne. « Nous attendons de nos évêques qu’ils accompagnent et contribuent à façonner ce Chemin comme un signe et un instrument pour une véritable redécouverte de la Bonne Nouvelle de Dieu en notre temps.

« Et nous attendons de l’évêque de Rome, en communion avec tous les évêques, qu’il examine sans parti pris les impulsions de notre Chemin synodal. Sinon, toute discussion sur la constitution synodale de notre Eglise deviendrait une simple farce. »

Parmi les signataires figurent la vice-présidente du ZdK, Karin Kortmann, la présidente de la Fédération des femmes catholiques allemandes (KDFB), Maria Flachsbarth, le professeur de dogmatique d’Erfurt Julia Knop, le théologien pastoral de Bochum Matthias Sellmann et Gregor Podschun, président fédéral de la Fédération de la jeunesse catholique allemande (BDKJ).

Du jeudi 30 septembre au samedi 2 octobre, l’assemblée plénière du Chemin synodal se réunit à Francfort. Après une pause d’un an et demi liée à la pandémie, les 230 participants vont pour la première fois travailler sur les schémas préparatoires. L’initiative devrait se terminer en 2022.

La Déclaration des 57 membres augure parfaitement du rôle que des laïcs ou de simples prêtres veulent jouer dans la gouvernance de l’Eglise. Le Vatican et l’Eglise sont avertis.