Un Etat australien vérifie si la population respecte bien son isolement en testant un logiciel particulièrement intrusif.
A cause de la pandémie, des quarantaines de 14 jours sont imposées aux voyageurs qui circulent d’un État à l’autre en Australie. Pour assurer le respect de cette règle, l’Australie-Méridionale a développé et teste à partir de cette semaine l’application mobile Home Quarantine SA, qui se distingue par son caractère particulièrement intrusif.
Pourquoi ? Car elle associe reconnaissance faciale et géolocalisation pour vérifier que les gens restent bien isolés. Une première. Concrètement, les autorités envoient des SMS à des moments aléatoires auxquels les personnes concernées doivent réagir en moins de 15 minutes avec un selfie pris à l’endroit où elles ont déclaré être. Si la réponse n’est pas satisfaisante, la police locale est envoyée pour vérifier sur place. Toute l’Australie pourrait être concernée
Elle est destinée pour le moment à ceux qui reviennent de Nouvelle-Galles du Sud et du Victoria. Mais cette expérimentation pourrait concerner toute la fédération. « Je pense que chaque Australien du Sud devrait être assez fier que nous soyons le pilote national de l’application de quarantaine à domicile », a déclaré le premier ministre d’Australie-Méridionale Steven Marshall, d’après ABC News Australia. Il doit remettre ses conclusions au Cabinet national dans les semaines à venir. Mais il se montre déjà confiant dans la perspective d’étendre l’application aux voyageurs internationaux. D’après lui, l’intérêt serait d’économiser de l’argent en chambres d’hôtel et de soulager les forces de l’ordre mobilisées pour faire respecter la quarantaine.
Ce n’est pas une initiative isolée dans le pays. L’Australie Occidentale a fait, elle, appel à la société privée GenVis pour développer une application de quarantaine baptisée G2G, mais uniquement pour les quarantaines concernant les déplacements interétatiques. Même chose pour la Tasmanie. Cela fonctionne avec un QR code, comme notre pass sanitaire, mais sans contrôler les utilisateurs avec des selfies.
« Je suis à peu près sûr que la technologie que nous avons développée au sein du gouvernement de l’Australie-Méridionale deviendra la norme nationale et sera déployée dans tout le pays », a déclaré avec assurance Steven Marshall. Plutôt inquiétant pour The Atlantic qui se demande si l’Australie n’est pas en train, avec cette application, de tester les limites de la démocratie.
De Pierre-Antoine Pontoizeau, consultant, pour le Salon beige:
Pfizer a été auditionné le 17 septembre par la FDA (Food and Drug Administration, administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments). Rappelons que la thérapie génique-vaccin a été validée très récemment le 23 août 2021.
J’ai lu le document de référence de Pfizer intitulé : BNT162b2 [COMIRNATY (COVID-19 Vaccine, mRNA)] Evaluation of a Booster Dose (Third Dose) VACCINES AND RELATED BIOLOGICAL PRODUCTS ADVISORY COMMITTEE BRIEFING DOCUMENT
Rappel de la situation
Rappelons au lecteur que cette thérapie nous a été présentée comme un vaccin devant répondre aux trois propriétés de tous les vaccins disponibles : innocuité, protection, durée. Pfizer avait surtout insisté sur la qualité de la protection avec le fameux 95 %, et rien annoncé sur la durée. L’expérience a duré moins de 2 mois ! Il avait communiqué quelques informations optimistes sur l’innocuité.
Rappelons qu’avec si peu d’informations disponibles, le dictionnaire Vidal du médicament note dans son édition de juillet 2021 : « Si ces résultats sont globalement encourageants, de nombreux questions persistent, tant sur la durée de l’immunité conférée que sur la protection des personnes les plus à risque de formes sévères, l’impact sur la transmission du virus par les personnes vaccinées, ou la toxicité à long terme. » [la coquille de “nombreux” est dans le texte du dictionnaire]
Pfizer admet la faible protection dans la durée
Que nous dit ce document utilisé lors de cette audition ? Essentiellement quatre enseignements :
« La protection contre l’infection à Covid-19 diminue environ 6 à 8 mois après la deuxième dose » (p.6). Ces nouveaux vaccins-thérapies géniques trahissent cette propriété et l’engagement moral des États et des patients. Ils avaient tous à l’esprit une protection durable. Pfizer reconnaît donc ce 17 septembre 2021 que son produit ne protège que temporairement. Il en induit donc un marché renouvelable de la vaccination entraînant des dépenses de santé considérables et inaccessibles pour de très nombreux pays. Le lecteur aura noté le mensonge par omission de la première publicité, pour ne pas dire la propagande du laboratoire.
Pfizer précise : « l’efficacité du vaccin diminue avec le temps depuis la vaccination complète, quel que soit le variant. »
Pfizer confirme cela par l’écart à une date de référence pour montrer que plus les personnes ont été vaccinées tôt, plus la probabilité de contracter de nouveau la maladie était élevée : « Le temps moyen entre la dose 2 de BNT162b2 et le 1er juillet 2021 était d’environ 5 mois pour le groupe croisé et 10 mois pour le groupe initial. Les résultats ont montré que l’incidence des cas de percée était plus élevés chez les personnes qui ont reçu la dose 2 au moins 8 mois avant le 1 juillet par rapport à ceux qui ont reçu la dose 2 moins de 4 mois avant le 1er juillet 2021, confirmant la baisse de l’efficacité du vaccin dans le temps. »
La promotion douteuse de la 3e dose
Pfizer promeut évidemment le principe d’une troisième dose applicable à des centaines de millions de personnes. Le laboratoire fonde sa recommandation sur l’étude suivante dont le lecteur appréciera le sérieux au regard du nombre déjà : « 23 participants âgés de 24 à 75 ans démontrent qu’une dose de rappel (troisième) de 30 μg BNT162b2 administrée environ 6 mois après la deuxième vaccination de BNT162b2 avait un profil d’innocuité acceptable et induisait des réponses immunitaires contre le type sauvage (souche de référence), ainsi que contre le Beta et le variant delta, préoccupant. ». Que veut dire une innocuité acceptable ? Que veut dire une réponse immunitaire sans précision ? Le marketing reprendrait-il le dessus ? Le discours est lénifiant, non argumenté et les termes antiscientifiques. L’acceptabilité est un terme juridique, contractuel, moral aussi. Cela signifie en creux qu’il y a des problèmes – lesquels, dans quelle proportion ?
Continuons : « La phase 3 de la sous-étude menée chez 306 participants de 18 à 55 ans, a montré que le vaccin était aussi bien toléré que la deuxième dose primaire et a provoqué des réactions immunitaires (titres neutralisants de 50 % du SRAS-CoV-2) contre le type sauvage, 1 mois après la troisième dose non inférieures aux réponses immunitaires observées ». Pfizer se fonde là encore sur une étude ridicule en nombre pour attester d’un effet mesuré à un mois. Il ne préjuge pas de nouveau de la protection future. Deux remarques. Peut-on fonder des opérations sur des centaines de millions de personnes avec un échantillon aussi faible ? Est-ce bien représentatif ? Est-ce suffisant ? Ensuite, le laboratoire ne s’engage pas au-delà d’une réponse à un mois pour justifier l’injection de la 3e dose. Qu’en est-il à 6 mois ? Même stratégie qu’au départ. Frauduleux tout simplement. La décision de la 3e dose se prend sans recul à 6 ou 8 mois de nouveau. Dans 7 mois, nous redirons la même chose pour acter une 4e dose ? Rien ne vient étayer que cette 3e dose résolve le problème initial de la protection durable.
Pfizer induit tacitement une vaccination annuelle, voire semestrielle. Ce n’est plus de la vaccination, c’est un traitement permanent pour protéger les populations d’une maladie à la létalité extrêmement faible. Le coût d’une telle opération récurrente sur 10 ans pour quelques milliards d’habitants s’élèvent cette fois à quelques centaines de milliards de dollars. N’y a-t-il pas mieux à faire en matière de santé publique pour une maladie qui a tué en 18 mois 4 millions de personnes ? Pour les 60 millions de décès par an, avec des causes de mortalité qui mériteraient des fonds, ces milliards seraient sans doute infiniment plus utiles. Folie pure sur le plan du ratio investissement/enjeu de protection des personnes.
L’éthique du cobaye confirmée sans vergogne
L’expérience sans protocole. « Enfin, les données d’un programme de vaccination de rappel (troisième dose) récemment lancé dans l’ensemble de la population éligible d’Israël indique que, face à la baisse de l’immunité et dans la période où le delta est la variante dominante, une dose de rappel de BNT162b2 a une réactogénicité au profil similaire à celui observé après réception de la deuxième dose de la série primaire élevant les niveaux de protection contre la Covid-19 (c.-à-d. retour à une protection d’environ 95 %) ». Pfizer n’est plus l’organisateur des phases 2 et 3 avec constitution des échantillons, mesures des effets et analyse complète. Pfizer assume que l’expérience de la 3e dose se fait dans le cadre d’un programme assumé par un État. Sa population sert donc bien de matériel d’expérimentation. C’est inédit, éthiquement très contestable, et scientifiquement très limité. En effet, nous parlons d’une population dans un pays sans aucun regard sur d’autres populations. Trois critiques a minima : une extrapolation hasardeuse, une mesure à très courte durée, une assertion sur la protection fidèle à la promesse marketing. Étonnant que la 3e dose n’obtienne pas mieux par exemple.
L’impasse sur la question de l’innocuité
Concernant l’innocuité, Pfizer présente un tableau intitulé : Participants signalant des événements systémiques, selon la gravité maximale, dans les 7 jours suivant la dose de rappel – Phase 3 – BNT162b2-Sujets expérimentés qui ont reçu une dose de rappel de BNT162b2 (30 ug)(cf. page 39) Alors que les résultats de pharmacovigilance mentionnent des décès post-vaccinaux à quelques heures ou quelques jours sur des publics réputés en bonne santé, rien ne vient documenter, expliquer ou rassurer. Rien concernant les autopsies pratiquées dans quelques pays, embarrassantes dans leurs conclusions, ni même des recommandations : contre-indications, interactions médicamenteuses, etc.
Pfizer explique que sa thérapie protège bien, puis peu et pas très longtemps après avoir vendu à la terre entière une thérapie prétendument sûre à 95 % pour une durée indéfinie. Créant la confusion de vocabulaire en prétendant être un vaccin bien plus qu’un médicament, il a entretenu sciemment l’illusion d’une longue protection. C’est ce que tout le monde a compris. Est-ce une omission en vue d’une tromperie ? Nous le saurons dans les jours qui vont suivre cette audition qui piège la FDA depuis sa reconnaissance de la thérapie comme vaccin, tordant le cou à la qualité même de la protection vaccinale.
Un modèle économique amoral au regard du risque couvert
Pfizer facture quelques dizaines de dollars la vaccination. Si nous étions sûrs de son caractère définitif, les États pouvaient consentir un investissement une bonne fois pour toute. Or, l’audition de ce jour aboutit au constat incroyable que la thérapie de Pfizer engendre un investissement annuel ou semestriel. Pour les USA, à 20$ le vaccin multiplié par 300 millions de personnes vaccinées au minimum, ce serait chaque année 6 milliards de dollars. Pour deux milliards d’habitants pour lesquels le procédé serait retenu par exemple, nous parlons de 40 milliards de dollars par an. Et ce, pour une protection efficace quelques mois et une baisse assez rapide aujourd’hui admise par le laboratoire.
La FDA et l’Union européenne peuvent-elles continuer à dilapider de telles sommes d’argent ? C’est le sens même des propositions de l’Union européenne affirmant promouvoir un éventail de thérapeutiques auprès des malades lors du diagnostic, aux premiers symptômes : cibler, soigner, dépenser efficacement. D’autant que d’autres maladies bien plus mortifères manquent de ressources pour soigner les populations. L’alternative tout à la fois médicale et économique pourrait porter un coup fatal à Pfizer face à un modèle injustifiable.
Un risque sanitaire toujours non évalué dans la durée
Reste la dimension des risques liés à l’accumulation des doses dans l’organisme. Rien sur cette question. C’est la grande question de la toxicité dans la durée. La FDA et l’Union européenne peuvent-elle faire courir un risque totalement inconnu à des populations en centaines de millions de patients ? Le risque sanitaire est réel, l’imprudence est manifeste. Pfizer ne sait rien de l’effet cumulatif de sa thérapie sur le système immunitaire. Il ne sait rien sur la question éthiquement essentielle de la relation ARN/ADN par addition des injections ? L’ont-ils fait sur des animaux, ne serait-ce que pour vérifier ? Ce document ne donne pas d’assurance. C’est irresponsable et dangereux. On ne fait pas de la science avec des théories et des affirmations mais avec des faits d’expérience.
Le risque politique deviendrait rapidement insupportable. Si d’aventure des injections obligatoires et à répétition avaient des effets sur des parts, même infime de la population, ce serait explosif. Rappelons que 1 % de cas graves pour 100 millions de patients, ce serait 1 million de cas graves. Est-ce un risque acceptable ? Je ne crois pas. Il est urgent de tourner la page du délire « vaccinal » au profit de thérapies, comme l’Union européenne l’annonce depuis juin 2021.
L’ambassadeur russe auprès des Nations-Unies, Vassily Nebenza, a manifesté, dans une lettre adressée au secrétaire-générale de l’ONU, son profond désaccord à l’idée que seules les personnes munies d’une preuve de vaccination doivent être autorisées à avoir accès à la salle où se tiennent les réunions de l’Assemblée Générale.
Le Pass Sanitaire, devenu obligatoire pour assister à un débat au siège de l’ONU, ne passe pas. La décision exaspère l’Etat russe dont l’ambassadeur auprès des Nations-Unies, Vassily Nebenza, s’y est formellement opposé à travers une lettre adressée aux autorités de l’institution.
C’est en tout cas l’information que l’agence de presse russe Tass nous a apprise ce 16 septembre. En effet, d’après ce média, dans sa lettre, l’ambassadeur russe n’a pas été tendre envers Abdoullah Shahid, président de l’Assemblée Générale des Nations-Unies. C’est ce dernier qui a notifié les diplomates que l’accès aux salles de l’ONU est désormais exclusivement réservée aux diplomates vaccinés.
“Une violation”
“Nous rejetons formellement l’idée que seules les personnes munies d’une preuve de vaccination sont autorisées à accéder à la salle où se tiennent les réunions de l’Assemblée Générale”, déplore le diplomate. Selon Tass qui a consulté la lettre, Vassily Nebenza dénonce une décision qui, selon lui, viole la charte de l’ONU, car ne prenant en compte les droits des personnes exemptées de vaccination pour raison médicale ou qui ont été immunisées par des vaccins qui ne sont pas encore reconnus par le CDC (Centrer for Disease Control).
Selon Tass, la décision répond à une mesure sanitaire décrétée par l’Etat de New York (où se trouve le siège de l’ONU) et qui exige que des personnes qui participent à des réunions à huis-clos soient obligatoirement munies d’un Pass Sanitaire.
Par Jacob Maxime, diplômé de science politique, coauteur avec Fiorina Lignier du livre Tir à vue. De nombreux mythes, véhiculés par les médias du système ou par l’université, tentent de nier qui nous sommes. La France serait un pays d’immigration, les Français de souche n’existeraient pas, les mots arabes seraient plus nombreux que les mots gaulois dans notre langue… C’est sur ce dernier mensonge que nous allons revenir. Pour ceci nous nous baserons sur l’ouvrage Les irréductibles mots gaulois dans la langue Française, du spécialiste de la langue gauloise Jacques LACROIX
La nature
Une grande partie des mots qui nous viennent du gaulois sont en rapport avec l’environnement de nos ancêtres. Chêne, bouleau, érable, sapin… ce sont une dizaine d’essences forestières qui portent un nom d’origine gauloise. Les animaux ne sont pas reste. Sur terre et dans les airs on peut citer chamois, daim, blaireau, bécasse, pinson, alouette. Sous l’eau, pour les poissons : truite, saumon, brochet, tanche… en tout il n’y a pas moins de quinze noms de poissons qui nous ont été transmis par nos ancêtres gaulois ! Enfin pour décrire les paysages et les sols nous utilisons aussi sans le savoir des mots gaulois comme : berge, bief, dune, talus, barre (rocheuse), boue, gravier, cailloux et cetera.
Agriculture et artisanat
Les Gaulois étaient reconnus comme des agriculteurs prolifiques (les rendements en blé étaient cinq fois supérieurs à ceux du Moyen-âge !). Charrue, soc, sillon, raie, arpent, blé, glaneur, marne, tamis, gaspiller, brasser (la bière), mouton, cheval, crème, chantilly… sont des mots d’origine gauloise relatifs à l’agriculture. Ils sont encore utilisés quotidiennement. Concernant les artisans Gaulois, ils possédaient de nombreux savoirs faires enviés et ils nous ont transmis, eux-aussi, du vocabulaire. Des noms de professions artisanales sont d’origine gauloise comme boucher (qui était celui chargé de tuer les boucs), drapier (d’où dérivent draps et drapeaux), tonnelier, charpentier, ou bien encore tanneur. L’artisan fromager en utilisant les termes cantal, tomme, maroilles, banon, brie, chaoucre, langres, reblochon … est peut-être celui qui utilise le plus de mots gaulois. Et ce n’est pas tout, nos ancêtres habitants la Gaule travaillaient évidement les métaux et nous ont légué dans ce domaine les mots fer, étain, mineur, creuser… Enfin, les Gaulois fabriquant la majorité de leurs objets en bois nous ont légué les mots : bois, souche, bille, copeau, mais aussi : charpente, berceau, bassine, ruche, tonneau, bouteille, luge, bagnole, char, benne, barque, jante… qui étaient fabriqués avec l’aide de gouges, de tarières ou de viroles.
Les guerriers Gaulois
Redoutables guerriers, les Gaulois ont mené des incursions guerrières jusqu’à Rome ou en Grèce, et une partie de leur lexique guerrier a traversé les siècles pour nous parvenir. Les noms de certaines armes comme : glaive, javelot ou lance nous viennent des Gaulois. Et on peut aussi rajouter toujours dans le champ lexical de la guerre : combattre, ambassadeur ou vassal.
Combattre les mensonges du système
Nous nous arrêterons là pour cet inventaire à la Prévert des mots d’origine gauloise, nous n’allons pas tous les citer. Je vous renvoie, pour une liste plus exhaustive, au livre de Lacroix, qui ne se contente pas de lister les mots gaulois mais donne leur étymologie, leur parenté avec d’autres langues indo-européennes et leur évolution historique. Revenons à l’affirmation selon laquelle « il y a plus de mots arabes que de mots gaulois dans la langue française ». Nous allons citer ici un article du service de vérification de l’information de Libération, Check-news. Libération voulait vérifier les propos de Lorant Deutsch auteur du livre Romanesque : la folle aventure de la langue Française, qui prétendait : « Il y a cinq à huit fois plus de mots arabes que de mots gaulois dans la langue française, donc nos ancêtres, au niveau de la langue, sont plus les Arabes que les Français ». Pour ceci check-news a fait appel au linguiste Louis-Jean Calvet qui affirme : « Il y a sans doute 500 à 600 mots d’origine arabe en Français » et le lexicologue Jean Pruvost rajoute que les Français « parlent arabe beaucoup plus que gaulois ». Mais ceci est faux. Le spécialiste des Gaulois Jacques Lacroix dans son ouvrage Les irréductibles mots gaulois dans la langue Française, écrit : « Le poids du gaulois dans notre langue est plus riche qu’on ne le croit, on arrive à un millier de mots ». Mille mots qu’il liste et dont l’origine gauloise est attestée, peut-être il y en a plus encore, Lacroix reconnait lui-même cette possibilité. Ce n’est pas tout, Libération enfonce le clou du mensonge en prétendant que le vocabulaire gaulois persistant dans la langue Française « représenterait à peine une centaine de mots ». Voyez comme ces journalistes sont des bobardeurs, des déconstructeurs de notre identité, dans les paragraphes précédents je vous ai déjà cité presque cent mots. L’affirmation de Libération est complétement fausse, mensongère, à contrario de la réalité linguistique. Lacroix écrit : « [les mots gaulois] n’ont pas presque totalement disparus du français comme on voudrait parfois le faire croire. Il y a un vrai héritage Gaulois. Plus riche qu’on ne le penserait ».
Stop au négationnisme
Les négationnistes sont de partout. Dans la presse, nous avons ici cité Libération, mais le Figaro, France Inter, les Inrocks… tous affirment de manière mensongère que : « les mots arabes sont plus nombreux dans la langue française que les mots gaulois ». Mais les négationnistes se trouvent aussi à l’université. Des « spécialistes », linguistes ou lexicologues, soutiennent ces fausses allégations. Le lexicologue Jean Pruvost publie par exemple le livre « Nos ancêtres les Arabes, ce que notre langue leur doit ». Ce sont des déconstructeurs et ils ont un but : détruire notre identité, ceci pour nous faire accepter l’invasion migratoire et le métissage Finissons-en avec le négationnisme. Nous sommes des Européens, le peuple indigène d’Europe, nous descendons tous des Indo-européens. Il n’y a pas eu de métissage avec les populations du Sud de la méditerranée dans notre histoire, nous avons gardé un patrimoine génétique inchangé pendant 5000 ans. Les langues européennes sont toutes originaires d’une langue mère indo-européenne (sauf le finois, le magyar et le basque). Réaffirmons clairement ces vérités historiques qui sont au fondement de notre identité. Malheureusement Lacroix se fourvoie, il hurle avec les déconstructeurs, en prétendant que les Gaulois « ne sont pas nos ancêtres génétiques » et en réactivant le mythe du métissage de la population française depuis 2000 ans. J’ose espérer qu’il écrit ceci pour s’éviter la diabolisation, et pouvoir ainsi mieux défendre sa démonstration de l’importance de l’héritage de la langue gauloise dans la langue française.
Malgré des annonces dans les médias (via Julien Courbet sur RTL, Pascal Praud sur CNEWS, Vincent Parisot sur RTL, Valérie Expert sur Sud Radio,…) et des moyens financiers importants, la manifestation pro-pass sanitaire organisée à Paris ce dimanche par le publiciste Frank Tapiro (également courtisan d’Emmanuel Macron) est un bide complet. Ecran géant, sono équivalente à celle d’un méga-concert, podium, DJ’s… Tout ça pour rien. Ils étaient à peine quelques dizaines de badauds – moins de cinquante – à avoir répondu à l’appel du « Festival Citoyen » à se réunir sur la place du Trocadéro .
Rapport : Les décès de personnes âgées abandonnées en résidence, attribués à tort au covid Posted: 18 Sep 2021 10:10 PM PDT Le journal The Globe and Mail rapporte que le Coroner du Québec, dans le cadre de son enquête sur les décès survenus au printemps 2020 dans les résidences, a tenu audience mardi dernier, recevant un lourd et tragique témoignage d’une infirmière auxiliaire de la résidence Herron. Le journal rapporte que le Covid a servi de prétexte pour couvrir le terrible abandon dont ont fait l’objet les résidents en mars 2020 : Le Covid-19 a été cité à plusieurs reprises comme cause de décès au foyer de soins Herron pour masquer le fait que des dizaines de résidents âgés sont morts de soif, de malnutrition et de négligence, a-t-on appris mardi lors d’une enquête du Coroner du Québec. Dans un témoignage émouvant, une infirmière auxiliaire a rappelé que l’établissement situé dans l’ouest de l’île de Montréal était déjà mal géré avant la crise, que la plupart de ses employés ont abandonné leur poste lors de l’éclosion de coronavirus, et que l’autorité sanitaire locale a ensuite pris le relais de manière autoritaire et inefficace. Elle a décrit les discussions sur la question de savoir s’il fallait trier les résidents de telle sorte que ceux qui étaient en train de mourir ne soient pas nourris. L’infirmière auxiliaire — dont le nom a été tu par ordonnance — raconte comment elle s’est retrouvée du jour au lendemain, le 29 mars, seule avec deux aides-soignants à s’occuper de soixante résidents, le reste du personnel — à part quelques membres de la cuisine — n’étant pas rentré au travail à la suite, la veille, de l’annonce qu’un des résidents « positif au Covid » était décédé… À ce moment-là, alors, soufflait un mouvement de panique alimenté par les médias et le gouvernement, à tel point que le personnel de plusieurs maisons de soins pour personnes âgées a quitté son poste, abandonnant les résidents à un sort abominable plutôt que de risquer de contracter le virus « mortel ». The Globe and Mail rapporte : Athanasios Pappas, le premier résident à avoir été testé positif au virus, est décédé le 27 mars 2020. Le lendemain, raconte l’infirmière auxiliaire, l’un des employés du foyer est venu à son étage « en panique » et a dit que le virus était dans le bâtiment. « J’ai estimé que toutes les personnes travaillant avaient le droit de savoir que le virus était dans le bâtiment. J’ai donc appelé tout le monde au poste de soins infirmiers et je leur ai fait savoir, et ce groupe d’aides-soignants est parti en masse », a déclaré l’infirmière auxiliaire. Elle a essayé, sans succès, de les dissuader de partir, dit-elle. Cet après-midi-là, elle a raccompagné chez elle une aide-soignante qui lui a dit : « Je ne pense pas que je reviendrai demain ». Lorsqu’elle est arrivée au travail le 29 mars, la plus grande partie du personnel avait disparu. Les infirmières diplômées sont parties tôt. L’une d’elles dit qu’elle avait de la fièvre. Une autre s’était vu dire par les responsables d’aller se faire dépister parce qu’elle s’était occupée d’un patient qui s’est avéré être infecté. L’infirmière auxiliaire a déclaré qu’elle et deux aides-soignants devaient s’occuper d’un étage de 60 résidents. Tout en distribuant les médicaments, elle a également dû aider les aides-soignants. « J’ai aidé à l’alimentation, j’ai aidé à servir les plateaux, j’ai aidé à laver les gens. Je courais partout comme une folle ». À un moment donné, la situation était telle qu’une discussion survint entre le propriétaire de la résidence, Mme Chowieri, et l’infirmière auxiliaire sur la question de savoir s’il fallait uniquement nourrir que les résidents encore sains — tout en continuant à hydrater les autres — afin d’éviter que tous les résidents ne meurent. Rappelons également que les membres des familles des résidents avaient été interdits de visite par le gouvernement du Québec dès le 13 mars, ce qui a donné que les personnes âgées se sont retrouvées encore plus abandonnées, et n’a pas permis aux familles de s’apercevoir de la situation alarmante de leur proche, ni d’aider à leurs besoins. Quand les premiers décès survinrent, l’infirmière auxiliaire dut remplir elle-même les papiers indiquant les causes de décès de la personne décédée, ce qu’elle n’avait jamais fait auparavant, avec le Covid comme possible cause indiquée : La cause du décès a été indiquée comme pouvant être la nouvelle maladie. Tout le monde était « suspecté de Covid-19 », quels que soient les symptômes qu’ils présentaient », a-t-elle témoigné. Dans le reste de l’article du journal The Globe and Mail sont rapportés maints détails — soulignant l’horreur de la situation et l’absurdité d’attribuer au Covid la cause des décès survenus dans cette résidence — que je vous invite à lire. Source : Global and Mail, traduction et sélection CQVVoir aussiEntretemps en France, 51 infectés sur 81 résidents de cet EHPAD [type de maison de retraite avec soins de longue durée] de Toulouse doublement vaccinés. Le nombre de morts n’est pas communiqué, semble-t-il, car chez ces personnes en fin de vie, « il est difficile d’attribuer les décès de manière catégorique au Covid-19 ». Tiens, c’est étrange, comme c’est commode, désormais, depuis les vaccins, il est difficile de savoir si les gens avec pathologies lourdes meurent de la Covid…
Contrairement à ce que pensait Darwin, l’appendice ne serait pas un vestige devenu inutile Posted: 18 Sep 2021 09:33 PM PDT Longtemps considéré comme une structure anatomique inutile, l’appendice fait désormais l’objet de nombreux travaux pour mieux comprendre son rôle. Présent chez de nombreux mammifères, dont l’espèce humaine, sa fonction confèrerait donc un avantage sélectif positif à ceux qui le possèdent. Une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Inserm et du Muséum National d’Histoire Naturelle suggère que la présence de l’appendice serait en fait corrélée à l’allongement de la longévité. Les résultats ont été publiés dans le Journal of Anatomy. Petite structure anatomique de quelques centimètres située dans l’abdomen, appendue au côlon, la fonction de l’appendice est longtemps demeurée mal comprise. Selon les théories de Charles Darwin, il s’agirait même d’une structure vestigiale, inutile et dénuée de fonction. C’est ce qu’on enseigne encore trop souvent aujourd’hui. Il pourrait même s’avérer dangereux pour la santé en raison du risque d’inflammation qui peut survenir. On parle alors d’« appendicite » et en l’absence de traitement, cette inflammation peut évoluer en péritonite et conduire jusqu’au décès. L’inflammation de l’appendice peut évoluer en péritonite et conduire jusqu’au décès. Depuis plusieurs années, des travaux de recherche ont été menés afin d’en apprendre plus sur le rôle de l’appendice. Des études ont, par exemple, montré qu’une appendicectomie réalisée en cas d’appendicite avérée avant l’âge de 20 ans a des effets protecteurs contre la survenue d’une forme spécifique d’inflammation chronique du côlon et du rectum : la rectocolite hémorragique. Par ailleurs, des chercheurs ont démontré que l’appendice n’est pas uniquement présent chez l’Homme. Elle fait des apparitions multiples et indépendantes chez de nombreuses lignées mammaliennes, sans corrélation évidente avec le régime alimentaire, la vie sociale, ou l’environnement. On le retrouve aujourd’hui aussi bien chez l’orang-outan, le koala et le lamantin que le castor ou encore l’ornithorynque. Toutefois, sa fonction demeurait encore mystérieuse, aucune étude ne parvenant à une conclusion définitive. Arbre phylogénétique, les points rouges représentent les espèces avec appendice Un lien avec la longévité des mammifères L’équipe menée par le chercheur Inserm Eric Ogier-Denis et son collègue Michel Laurin du Muséum National d’Histoire Naturelle s’est penchée sur la question en analysant les données de 258 espèces de mammifères dont 39 avec et 219 sans appendice. Les scientifiques se sont notamment intéressés à la longévité maximale théorique (la durée de vie théorique des mammifères, établie en fonction de leur poids) et à la longévité maximale réelle des différentes espèces considérées. Ils ont ainsi montré pour la première fois que la présence de l’appendice est corrélée à un allongement de longévité maximale observée pour l’espèce. Comparé à un mammifère de même poids ne possédant pas d’appendice, un mammifère qui présente cette structure anatomique a une durée de vie plus longue.« L’idée de s’intéresser à la longévité nous a été suggérée par nos travaux portant sur la relation entre appendicite/appendicectomie, rectocolite hémorragique et l’implication du système immunitaire. Avec un système immunitaire plus actif et mieux éduqué, on doit théoriquement mieux résister à l’environnement et vivre plus longtemps. Nous avons donc testé cette hypothèse en nous associant avec deux experts de l’évolution internationalement connus du Muséum National d’Histoire Naturelle. Il s’agit de la première démonstration de l’existence d’une corrélation entre la présence de l’appendice et un trait de l’histoire de vie des mammifères », souligne Eric Ogier-Denis. Un sanctuaire bactérien Pour les chercheurs, l’hypothèse la plus probable permettant d’expliquer le lien entre présence de l’appendice et longévité est que cette structure, de par sa forme, favoriserait la constitution d’un « sanctuaire bactérien » sélectif qui permettrait de diminuer la mortalité par diarrhée infectieuse en favorisant la recolonisation rapide des espèces bactériennes essentielles à l’hôte. La présence de l’appendice serait ainsi associée à une diminution de la mortalité et donc à l’allongement de la longévité chez les mammifères qui en sont dotés. « Cela ne signifie pas qu’une appendicectomie pour appendicite réalisée chez l’Homme modifie la longévité. En effet, l’appendicite dans le jeune âge est certainement bénéfique en exacerbant l’éducation du système immunitaire et en lui permettant de lutter plus efficacement en cas d’infection ultérieure. Le traitement de l’appendicite reste l’appendicectomie et ce travail n’apporte aucun argument suggérant de modifier cette attitude thérapeutique. Seule l’appendicectomie réalisée sans appendicite pourrait avoir des conséquences délétères dans le contexte de pathologies inflammatoires et infectieuses intestinales », précise Eric Ogier Denis. Ces travaux ouvrent donc de nouvelles pistes solides pour répondre à la question controversée de la fonction de l’appendice. Ils seront complétés dans les mois à venir par des études de terrain avec différentes espèces de mammifères pour confirmer le lien entre appendice et longévité.
Éric Zemmour à Toulon (vidéo de la conférence, 1 h 30) Posted: 18 Sep 2021 08:33 PM PDT Éric Zemmour le célèbre essayiste a entamé une tournée de la France pour promouvoir son dernier ouvrage La France n’a pas dit son dernier mot. Il a suscité l’intérêt de la foule et des médias dans son premier déplacement à Toulon. Cette conférence n’a pas attiré que les aficionados de l’essayiste, mais aussi tous les journalistes, de Quotidien à BFMTV en passant par l’AFP, C dans l’air et bien d’autres, venus surveiller les paroles et espérer un dérapage de celui qui semble être le phénomène politique de ces dernières années. Sorti en librairie jeudi 16 septembre, le nouveau livre d’Éric Zemmour, La France n’a pas dit son dernier mot (éditions Rubempré) caracole en tête des ventes. Une réédition est même déjà en cours. L’engouement du public est tel que l’ouvrage était d’ailleurs déjà numéro un des ventes sur certaines plates-formes d’achat avant même sa sortie. Imprimé initialement à 200 000 exemplaires, le livre est maintenant en rupture de stock dans plusieurs points de vente. Ce faisant, il vient d’être réédité à 100 000 nouveaux exemplaires. Dans cet essai de 350 pages, que l’éditorialiste édite lui-même dans la mesure où sa maison historique, Albin Michel, a renoncé à le publier, Éric Zemmour relate notamment des conversations avec Marine Le Pen, Emmanuel Macron ou encore Xavier Bertrand. L’immigration y tient également une grande place, notamment lorsque le polémiste évoque le cas de la Seine–Saint-Denis, qu’il qualifie « d’enclave étrangère » en France. Vers 18 h, le service de sécurité ouvre les portes et commence à contrôler : billets, passes sanitaires et sac à dos. Les mesures de sécurité sont dures, même les gourdes sont confisquées pour ne pas être jetées sur la scène. Les premières personnes s’installent dans l’auditorium de 800 places. Mais les restrictions sanitaires retardent le début de la conférence, initialement prévue à 19 h. Alors que les premières personnes s’installent, une dizaine d’antifas s’approchent devant le palais de Congrès et profèrent des insultes telles que « sale sioniste » ou encore « retourne en Israël ». « Guerre de civilisation », « s’affranchir de la CEDH » : pour Zemmour, les candidats à la présidentielle « commencent à courir après ses idées » Alors que l’attente s’étire, la foule tape des mains pour marquer son impatience et faire venir Éric Zemmour. Voyant l’impatience des gens, le journaliste qui animera l’entretien, Jérôme Lévy, prend un micro et essaye tant bien que mal de meubler. Dans son monologue improvisé, il tient à rappeler « à tous les services politiques [des rédactions] que l’objectif de cette soirée est de présenter un ouvrage et non pas d’annoncer une candidature à la présidentielle ». Les derniers retardataires prennent place dans leurs confortables fauteuils et à 19 h 40, l’homme de la soirée entre en scène. Eric Zemmour se place au milieu de la scène, la salle se lève, les caméras s’agglutinent sur le devant de la scène pour filmer la « bête médiatique ». La salle s’embrase, le public scande le nom du polémiste à tue-tête et chante « Zemmour président », les applaudissements n’en finissent plus. La guerre est déclaréeEn terrain conquis, le « Z » joue sa partition à la perfection, évoque Toulon, le siège de la ville de 1793, sa passion pour Napoélon Ier. Vient ensuite le temps de parler d’actualité. Jeudi dernier, l’humoriste de France Inter Charline Vanhoenacker s’est filmée en train de dessiner une moustache d’Hitler sur le visage du journaliste, et d’écrire « zob » sur une affiche électorale d’Éric Zemmour. Interrogé à ce sujet, il n’y va pas par quatre chemins : « Tout le monde sait, qu’ils sont des agents de contrôle politique […] ce ne sont pas des comiques, ce sont les chiens de garde de l’idéologie dominante. » « Ça, ce n’est pas de la politique, c’est de l’humour et ce n’est pas décompté dans leur temps de parole », poursuit-il, en référence à son éviction de CNews depuis que le CSA a décidé de décompter son temps de parole au même titre que les partis politiques. Il en vient même à faire une proposition : « Il faut en finir avec le service public et le privatiser. » Une idée qu’il avait déjà formulée il y a quelque temps dans Face à l’info. À ce sujet, il n’a pas hésité à lancer une pique à Marine Le Pen qui a repris sa proposition il y a une semaine. Au fil de l’échange, différents thèmes seront abordés comme la discrimination positive et la crise des sous-marins entre la France, l’Australie et les États-Unis. Éric Zemmour, fervent défenseur du débat, a longtemps souhaité débattre avec le chef de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier s’est souvent défilé, avant que l’on apprenne lors de cette conférence, que les deux personnalités débattront jeudi 23 septembre sur BFMTV de 21 h à 23 h. Malgré son éviction forcée de CNews, l’essayiste à succès n’est pas prêt de quitter les écrans français. Après plus d’une heure d’échanges, la conférence prend fin. Les journalistes se précipitent avec leurs caméras et micros afin de recueillir la moindre parole. Et surtout, espèrent-ils, une phrase, un mot, un signe qui donnerait un indice sur l’officialisation de sa participation à la présidentielle. « C’est à moi de choisir le moment, ce n’est pas une décision facile, on me promet des grands malheurs si je fais ça, on me menace. C’est une décision lourde, il faut la mesurer. Mais ne vous inquiétez pas, je le dirai ». Pour les confidences, il faudra repasser… Les dédicaces et photos se poursuivent tard dans la soirée ; aux alentours de 23 h 25 Éric Zemmour signe son dernier livre à une jeune fille réjouie. C’est un rythme marathonien qui commence pour le journaliste qui sera dès le lendemain à Nice pour une nouvelle conférence.
« Prix moyen d’une maison a bondi de 300 k$ depuis 2015 » : « la brusque hausse de la population due à l’immigration » Posted: 18 Sep 2021 02:49 PM PDT De l’arrivée des libéraux au pouvoir en octobre 2015 à juillet 2021, nous pouvons observer que l’indice des prix des propriétés MLS® a bondi de 303 500 $, ou 70 %. Le prix de référence s’établissait alors à 1,176 million de dollars dans le Grand Vancouver et à 1,054 million dans le Grand Toronto. La région métropolitaine de Montréal se trouvait sous la moyenne canadienne, à 496 000 $. En 2019, Toronto a attiré 118.000 immigrants, Vancouver 40.000 et Montréal 34.000. Si les prix ont évolué très rapidement à compter de 2016 et tout particulièrement pendant la pandémie, une accélération s’observait déjà sous l’ère du gouvernement conservateur de Stephen Harper. Au premier du rang du G7 L’indice des prix de l’immobilier de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) démontre en effet que le pays a connu la plus importante progression aux côtés des États-Unis, du Royaume-Uni, de la France, de l’Allemagne, du Japon et de l’Italie. Une analyse de la Banque Scotia soulevait en mai que le Canada comptabilise le moins grand nombre de logements par tranche de 1000 résidents parmi tous les pays du G7. La raison invoquée : la brusque hausse de la croissance de la population due à l’immigration. Autrement dit, la construction ne suit pas le rythme et la demande devient plus forte que l’offre. Immigration au Canada, une des plus fortes dans le G7En 2015, on comptait près de 8 millions d’immigrants au Canada, ce qui représentait 21,8 % de la population. Le Canada figure parmi les pays ayant une des plus fortes proportions d’immigrants, devant les États-Unis et la moyenne des pays européens. Un sondage de juin 2021 montre que ce sujet inquiète de nombreux Canadiens : Près de 40 % des Canadiens (32 % des Québécois) croient que l’objectif de 400 000 immigrants par an est trop élevé. Le parti libéral du Canada de Justin Canada a déclaré vouloir encore augmenter l’immigration au Canada à l’avenir. Source: SRC
États-Unis — Les Démocrates exagèrent nettement plus les effets de la Covid-19 que les Républicains Posted: 18 Sep 2021 09:43 AM PDT Mal informés, terrifiés, pas étonnant que les gens approuvent des mesures extraordinairesLe professeur de psychologie à l’université de Toronto, Jordan Peterson, revient sur ce sondage qui souligne les Démocrates exagèrent nettement plus les effets de la Covid-19. Merci les gros médias subventionnés qui prétendent être du côté de la « Science » ! Traduction: J’ai été informé hier par une source fiable [le New York Times dans un graphique] que la moitié [41 %] des démocrates enregistrés pensent que l’infection à Covid comporte 50% de risques d’hospitalisation. Si cela est vrai [oui, selon le sondage Franklin Templeton-Gallup], il n’est pas étonnant que les gens soient terrifiés. Le vrai risque est de 2 % et bien inférieur à celui des jeunes en bonne santé.Billet originel du 18 abril 2021 L’institut Brookings a utilisé les données mensuelles de 35 000 adultes qui ont répondu à l’étude économique Franklin Templeton-Gallup pour analyser les différences entre les électeurs démocrates et républicains sur une série de faits reliés à la Covid-19. L’affiliation politique a profondément façonné la manière dont les Américains comprennent et réagissent à la pandémie. Comme l’indique une autre étude de Gallup et d’autres instituts, les attitudes concernant les risques de la Covid-19 et la volonté d’adopter des gestes barrières comme la distanciation sociale sont fortement liées à l’affiliation politique des personnes interrogées, davantage que l’exposition locale au virus ou à des facteurs démographiques comme l’âge ou des comorbidités existantes.Le parti démocrate a fortement dramatisé la pandémie, sans doute désireux de ternir la fin du mandat de Donald Trump par cette catastrophe sanitaire. L’ancienne actrice Jane Fonda s’était même félicitée de l’épidémie de coronavirus la qualifiant de « cadeau divin pour la gauche ».La recherche nous apprend également que l’adoption de la distanciation sociale variait parmi les républicains qui regardaient Fox News, selon qu’ils étaient plus susceptibles de regarder Tucker Carlson — qui avait mis en garde contre le virus — ou Sean Hannity — qui l’avait d’abord minimisé. Désaccord sur les faits fondamentauxRisque par tranche d’âge Lorsqu’on lui demande d’estimer la part des décès par groupe d’âge, l’Américain moyen surestime considérablement la part des décès dus à la Covid-19 chez les personnes âgées de 24 ans et moins, la situant autour de 8 %, alors qu’en fait, elle était de 0,1 % jusqu’en août 2020 et est restée proche de ce niveau depuis. Pendant ce temps, les personnes âgées, celles de 65 ans et plus, représentaient 81 % des décès au moment de l’enquête (et 79 % jusqu’en novembre). Les démocrates surestimaient nettement plus que les républicains les risques pour les jeunes, même quand on tient compte des différences d’âge, de race, de sexe, de géographie et d’éducation. Le fait que la Covid-19 présente un risque de mortalité beaucoup plus élevé pour les personnes âgées que pour les jeunes était la caractéristique la plus claire du virus dès le début ; il est remarquable que de nombreux Américains restent mal informés sur ce facteur fondamental. Ce fait est peut-être moins étonnant quand on considère à quel point les médias progressistes pro-démocrates ont dramatisé les effets de la Covid-19 quitte à monter en épingle les très rares cas de jeunes qui mouraient de la Covid-19. Le risque grave en cas d’infection Le public américain, et particulièrement le partisan démocrate moyen, est également profondément mal informé sur la gravité du virus pour une personne infectée. En décembre, l’Institut Brookings a demandé : « Quel pourcentage de personnes infectées par le coronavirus a dû être hospitalisé ? » La bonne réponse n’est pas connue avec précision, mais il est fort probable qu’elle se situe entre 1 % et 5 % selon les meilleures estimations disponibles, et il est peu probable qu’elle soit beaucoup plus élevée ou beaucoup plus basse. (Plus de détails ici.) Moins d’un adulte américain sur cinq (18 %) donne une réponse correcte comprise entre 1 et 5 %. De nombreux adultes (35 %) disent qu’au moins la moitié des personnes infectées doivent être hospitalisées. Si cela était vrai, les millions de patients qui en auraient résulté auraient submergé les hôpitaux tout au long de la pandémie. Les démocrates sont beaucoup plus susceptibles que les républicains de surestimer ce risque. Quarante et un pour cent des démocrates et 28 % des républicains ont répondu que la moitié ou plus des personnes infectées par la Covid-19 doivent être hospitalisées. Les républicains étaient également beaucoup plus susceptibles d’obtenir la bonne réponse, 26 % identifiant correctement le risque contre seulement 10 % des démocrates. Les chercheurs se sont ensuite demandé si la compétence en calcul (la numératie) de base pouvait jouer un rôle important dans la capacité des gens à appréhender correctement les risques. Cette supposition a été confirmée par les données. La numératie a été mesurée à l’aide d’une version modifiée du test de numératie de Berlin. Les personnes avec un score de numératie important ont choisi nettement plus souvent les réponses correctes quant au taux d’hospitalisation des personnes infectées, mais un écart partisan important subsistait, même parmi ceux qui avaient une numératie élevée. Ceux qui ont de faibles scores en numératie surestiment considérablement les risques d’hospitalisation, quel que soit le parti, mais les démocrates sont encore plus susceptibles de se tromper. Ces chiffres n’ont pas échappé à Bill Maher, un libertarien de gauche L’animateur vedette de « Real Time » sur HBO, Bill Maher, a eu des mots durs à l’encontre des progressistes et à leur gestion de l’épidémie de Covid-19. Dans son monologue de clôture ce vendredi soir, Maher a pris pour cible le traitement des médias pendant la pandémie, citant une étude de l’université Dartmouth qui révèle que « près de 90 % » de la couverture médiatique aux États-Unis sur la Covid-19 était négative alors qu’elle était de 50 % dans les médias non américains alors même que les conditions s’amélioraient. « Quand toutes nos sources d’information médicale ont un angle politique, oui, vous vous retrouvez avec une population mal informée, y compris à gauche », a déclaré Maher aux téléspectateurs. Les libéraux se moquent souvent de la bulle de désinformation républicaine… mais qu’en est-il des libéraux ? Vous savez, ces gens très bien informés, ces partisans de la Science ? Maher a ensuite présenté l’enquête Franklin Templeton-Gallup dont nous avons parlé ci-dessus.« [Les démocrates] ont également une vision très exagérée du danger de la Covid-19 et du taux de mortalité chez les enfants, ce qui explique pourquoi aujourd’hui les États avec la plus forte proportion d’écoles encore fermées sont tous des États démocrates », a déploré Maher.
La vedette de HBO a critiqué le magazine Atlantic pour son utilisation de photos de plage quand ce magazine veut sensibiliser sur la propagation du virus « alors même qu’il semble de plus en plus que la plage est le meilleur endroit pour l’éviter ».
« La lumière du soleil est le meilleur désinfectant et la vitamine D est la clé d’un système immunitaire robuste », s’est exclamé Maher. « Le Texas a récemment éliminé les restrictions liées à la Covid et leurs taux d’infection ont diminué en partie à cause du fait que les gens sont sortis pour laisser le soleil et le vent faire leur travail. Mais pour de nombreux libéraux, “cela ne peut pas marcher parce que le Texas et la Floride qui aiment la plage ont des gouverneurs républicains”, mais la vie est compliquée ! »Maher a ensuite félicité le gouverneur républicain de Floride, Ron DeSantis, pour être « un consommateur vorace de la littérature scientifique ».
« Et c’est peut-être pour cela qu’il a protégé sa population la plus vulnérable, les personnes âgées, bien mieux que le gouverneur de New York », a déclaré Maher, éreintant le gouverneur démocrate Andrew Cuomo. « Ce ne sont que des faits, je sais que c’est irresponsable de ma part de les rappeler. »
Le politologue et historien argentin, Marcelo Gullo Omodeo, professeur à l’Université nationale de Rosario, a publié récemment un ouvrage important au titre évocateur, Madre patria (Madrid Espasa, 2021) démontant la légende noire espagnole depuis Bartolomé de las Casas jusqu’à nos jours. Ce livre, préfacé par Alfonso Guerra, ex-vice-président du gouvernement espagnol (1982-1991) et ex- vice-secrétaire du PSOE (1979-1997), n’a pas manqué de soulever quelques polémiques. Le président du Mexique, Andrés Manuel López Obrador (dont le nom témoigne clairement de l’origine espagnole), a évoqué récemment avec dédain l’idée exprimée par Gullo selon laquelle l’Espagne, avec la majorité des peuples indigènes, a libéré la Mesoamérique de l’épouvantable oppression aztèque. On se souvient que le 1er mars 2019, López Obrador avait déjà adressé une lettre au roi d’Espagne Philippe VI demandant la repentance pour la Conquête de l’Amérique. Dans une lettre ouverte sans concession, reproduite dans le journal El Mundo et le site ElManifiesto, le professeur Gullo dissipe les doutes et remet les pendules à l’heure. [Arnaud Imatz]
Cher Monsieur Andrés Manuel López Obrador, Président de la République du Mexique. Le 13 août, à l’occasion du 500ème anniversaire de la libération – pour vous, de la chute – de Tenochtitlán, vous avez cité textuellement, sans me nommer, un paragraphe de mon entretien paru dans le journal El Mundo du vendredi 23 juillet à la suite de la publication en Espagne de mon livre Madre Patria. Desmontando la leyenda negra desde Bartolomé de las Casas hasta el separatismo catalán.
Dans votre discours, vous avez déclaré : « Il y a des questions qui doivent être clarifiées autant que possible. Par exemple, il y a quelques jours, un écrivain pro-monarchiste de notre continent affirmait que l’Espagne n’a pas conquis l’Amérique, mais que l’Espagne a libéré l’Amérique, parce que Hernán Cortés, je cite, « a réuni 110 nations mexicaines qui étaient opprimées par la tyrannie anthropophage des Aztèques et qui ont combattu avec lui » ». Vous m’avez également accusé sans la moindre preuve – et sans même prendre la peine d’examiner mon parcours universitaire ou de rassembler des informations sur ma trajectoire politique anti-impérialiste – d’être un représentant de la pensée colonialiste.
Comme je suis d’accord avec vous pour dire que certains points doivent être clarifiés, je voudrais vous rappeler que l’archéologue mexicain Alfonso Caso, ancien recteur de l’Université nationale autonome du Mexique, affirme que « le sacrifice humain était essentiel dans la religion aztèque ». C’est pourquoi en 1487, pour célébrer l’achèvement de la construction du grand temple de Tenochtitlán – dont vous avez inauguré une maquette monumentale le 13 août – les victimes sacrificielles ont été rassemblées en quatre rangées qui s’étendaient le long de la chaussée reliant les îles de Tenochtitlán. On estime que pendant ces quatre jours de fête, les Aztèques ont tué entre 20 000 et 24 000 personnes.
L’historien nord-américain, Williams Prescott, peu suspect d’hispanophilie, donne cependant un chiffre encore plus effrayant. « Lorsque le grand temple de Mexico fut dédié à Huitzilopochtli en 1486, les sacrifices durèrent plusieurs jours et 70 000 victimes périrent ». Dans son livre Historia de América, l’uruguayen Juan Zorrilla de San Martín explique que « Lorsqu’ils prenaient les enfants pour les tuer, s’ils pleuraient et versaient des larmes, ils se réjouissaient davantage car c’était pour eux le signe qu’ils auraient beaucoup d’eau dans l’année ». « Le nombre de victimes sacrifiées chaque année était immense, admet Prescott, bien qu’il soit l’un des historiens les plus critiques de la conquête espagnole et l’un des plus fervents défenseurs de la civilisation aztèque. Pratiquement aucun auteur ne l’estime à moins de 20 000 par an, et il y en a même qui l’élèvent à 150 000. Dans son célèbre ouvrage Cannibales et Monarques. Essai sur l’origine des cultures, l’anthropologue nord-américain, Marvin Harris, écrit : » Les prisonniers de guerre, montant les marches des pyramides, […] étaient tenus par quatre prêtres, étendus sur le dos sur l’autel de pierre et ouverts de part en part de la poitrine avec un couteau […]. Ensuite, le cœur de la victime – généralement décrit comme battant encore – était arraché […]. Le corps était enfin roulé sur les marches de la pyramide ».
Que devenaient les morts sacrifiés ? Où étaient emmenés les corps de ces êtres humains dont le cœur avait été arraché au sommet des pyramides ? Que faisait-on du corps de la victime ? Quel était le sort de ces corps sacrifiés aux dieux jour après jour ? L’anthropologue Michael Harner, qui a analysé cette question avec plus d’intelligence et de courage que beaucoup d’autres spécialistes, répond : « il n’y a vraiment aucun mystère sur ce qui arrivait aux cadavres, puisque tous les récits des témoins oculaires concordent largement : les victimes étaient mangées ».
Les nombreux travaux scientifiques – thèses de doctorat, livres publiés par des chercheurs de renommée mondiale – dont nous disposons aujourd’hui ne laissent pas de place au doute sur le fait qu’en Mésoamérique il y avait une nation oppresseur, les Aztèques, et des centaines de nations opprimées, auxquelles les Aztèques arrachaient non seulement leurs matières premières – comme l’ont fait tous les impérialismes de l’histoire – mais aussi leurs enfants, leurs frères et leurs sœurs… pour les sacrifier dans leurs temples et distribuer ensuite les corps démembrés des victimes dans leurs boucheries, comme s’il s’agissait de côtelettes de porc ou de cuisses de poulet, afin que ces êtres humains servent de nourriture substantielle à la population aztèque.
La noblesse se réservait les cuisses alors que les entrailles étaient laissées à la population. Les preuves scientifiques dont nous disposons aujourd’hui ne laissent pas de place au doute. Le nombre de sacrifices humains pratiqués parmi les peuples asservis par les Aztèques était tel qu’ils construisaient avec les crânes les murs de leurs bâtiments et de leurs temples.
C’est pourquoi, le 13 août 1521, les peuples indiens de Mésoamérique ont célébré la chute de Tenochtitlan. Vous avez même dû le reconnaître dans votre discours, Monsieur le Président, même si vous l’avez fait à contrecœur et entre les lignes, il est matériellement impossible qu’avec seulement 300 hommes, quatre vieilles arquebuses et quelques chevaux, Hernán Cortés ait pu vaincre l’armée de Montezuma, composée de 300 000 soldats disciplinés et courageux. Cela aurait été impossible, même si les 300 Espagnols avaient eu des fusils automatiques comme ceux utilisés par l’armée espagnole d’aujourd’hui.
Des milliers d’Indiens des nations opprimées ont combattu aux côtés de Cortés contre les Aztèques. C’est pourquoi votre compatriote José Vasconcelos dit que « la conquête a été faite par les Indiens ». Et que s’est-il passé après la conquête, après ces premières heures de sang, de douleur et de mort ? C’est précisément tout le contraire de ce que vous dites. L’Espagne a fusionné son sang avec celui des vaincus et avec celui des libérés. Et rappelons qu’il y a eu plus de libérés que de vaincus. Le Mexique a été couvert d’hôpitaux, d’écoles bilingues et d’universités. L’Espagne a envoyé ses meilleurs professeurs en Amérique, et la meilleure éducation a été dirigée vers les Indiens et les métis. Permettez-moi de vous rappeler, Monsieur le Président, que les libérateurs espagnols – pardon : les conquistadors – étaient si respectueux de la culture des peuples dits indigènes qu’en 1571, le premier livre de grammaire en langue nahualt a été publié au Mexique, c’est-à-dire 15 ans avant la publication du premier livre de grammaire en langue anglaise en Grande-Bretagne. Tous les faits montrent que lorsque le Mexique est devenu indépendant de l’Espagne, il était beaucoup plus riche et plus puissant que les États-Unis.
Pardonnez-moi, Monsieur le Président, de risquer de passer la mesure, mais je voudrais suggérer, avec tout le respect que je vous dois, que le 2 février prochain, jour anniversaire de l’ignoble traité de Guadalupe Hidalgo – par lequel les États-Unis se sont emparés de 2 378 539 kilomètres carrés du territoire mexicain – vous organisiez un grand événement comme celui que vous avez organisé le 13 août.
Puis-je également suggérer que, pour donner plus d’importance à cet évènement, vous invitiez le président des États-Unis, Joseph Biden, et que, dans un grand discours devant le président américain, vous exigiez qu’il présente des excuses au peuple mexicain pour avoir volé le Texas, la Californie, le Nouveau-Mexique, le Nevada, l’Utah, le Colorado et l’Arizona, des terres qui faisaient indiscutablement partie du Mexique.
Enfin, cher Président, je voudrais vous dire que depuis mon enfance j’ai toujours ressenti un attachement sentimental pour les peuples opprimés – peut-être parce que je suis né dans une humble maison de la ville de Rosario, en République Argentine – et que si je pouvais voyager dans le temps, une fois et mille fois, je me joindrais aux 300 soldats d’Hernán Cortés qui, avec le plus grand courage connu dans l’histoire, ont libéré les Indiens du Mexique de l’impérialisme anthropophage des Aztèques.
20h30. Après ma journée de travail au cabinet, je sors marcher quelques minutes pour apaiser toutes les tensions accumulées dans la journée… et pour prier.
Je croise Manon*, une connaissance qui habite à deux rues de chez moi. La conversation s’engage :
« Bonsoir Manon, ça va ?
Non, ça ne va pas. Ça ne va pas. Ils m’ont enlevé Inès et Véronique. »
Inès et Véronique, ce sont deux femmes hébergées en famille d’accueil chez Manon et Thomas. Inès est arrivée il y a 3 ans, depuis l’hôpital psychiatrique du coin. Elle a 26 ans. Elle ne parlait pas en arrivant, elle était prostrée toute la journée. La MDPH (Maison départementale des personnes handicapées) avait conclu pour elle à une orientation de vie en FAM (foyer d’accueil médicalisé). Après 3 ans passés chez Manon et Thomas, Inès parle, chante ; il faut la motiver pour tout, mais elle a fait de gros progrès. Elle fait partie de la famille, elle connaît la maison par cœur, et les enfants de Thomas et Manon. Véronique est arrivée il y a 15 jours. La cinquantaine, elle a sombré dans l’alcool après avoir eu des déboires conjugaux. Une femme marquée par la vie, qui vient vivre le quotidien d’une famille toute simple… et quitter ainsi les quatre murs de l’hôpital psychiatrique.
« Ils nous les ont enlevées, parce qu’on n’a pas voulu se faire vacciner contre le Covid. Hier soir une infirmière m’appelle : ̎ Je ne devrais pas vous appeler, mais sachez qu’on vient d’avoir une réunion de service ; ils vont venir chercher Inès et Véronique ce soir, comme vous n’êtes pas vaccinés ̎. Je suis en panique. Comment est-ce possible ? Je ne m’y attendais pas. Je ne suis pas soignante, je ne suis pas concernée par l’obligation vaccinale de ce 15 septembre. Je ne mets jamais les pieds à l’hôpital ; d’ailleurs l’hôpital ne m’a jamais donné de formation pour être famille d’accueil. Et les personnes que j’héberge, je les reçois chez moi, en lieu privé ! J’appelle mon mari : ̎ Qu’est-ce qu’on fait ? – Tu les emmènes avec toi, allez-vous balader ; il n’est pas question qu’elles partent comme ça en une minute ! Et imagine le choc pour elles… et je dis à l’infirmière que ce n’est pas la peine de venir les chercher ce soir, elles ne sont pas à la maison. ̎ On avait bien reçu une lettre recommandée avec AR en début de semaine, nous parlant de la vaccination, mais on avait répondu par une lettre R/AR qu’on n’était pas soignants, et qu’on n’était pas concernés par l’obligation vaccinale. On espérait une discussion, une réponse à notre lettre… Ce matin, rebelote ; l’ambulancier nous appelle : ̎ Préparez leurs affaires, on vient les chercher. ̎ Préparer leurs affaires, en 30 minutes ? Alors qu’Inès a passé 3 ans chez nous ? Mon mari prend le combiné : ̎ Je ne vous les laisse pas si vous n’avez pas d’ordre de mission ; elles sont sous notre responsabilité, on ne les laisse pas à n’importe qui sans ordre de mission. ̎ Dans la journée, il appelle le directeur de l’hôpital, qui ne l’écoute pas et lui raccroche au nez. Toute la journée, la mort dans l’âme, je les ai préparées au départ. Il faut motiver Inès, qui rechigne pour tout faire. Et lui dire, les larmes aux yeux, sans les lui laisser voir : ̎ Mais tu verras, tu auras une super vie, sans doute ; ce n’est pas le chemin que tu pensais, on pensait t’accompagner jusqu’à ce que tu aies trouvé un endroit où passer ta vie… Mais ça sera différent… ̎ Il faut soutenir le regard de Véronique, qui nous en veut parce qu’on n’est pas vaccinés, et qu’à cause de cela, elle doit repartir à l’hôpital… Et ce soir, à contre-cœur, les voir repartir dans l’ambulance. Inès chante : ̎ Chacun sa route, chacun son chemin ̎… Je viens de perdre mon travail, et du même coup deux femmes fragiles voient s’écrouler ce qu’elles construisaient tout juste… »
Je quitte Manon en colère, triste, démunie. Tant de souffrances… tant de déchirements. Et comme toujours, ce sont les plus petits qui font les frais des remous de notre société. Je rentre chez moi soucieuse. Le clocher de l’église sonne 21h. En passant, je regarde le crucifix de fer forgé : « Ô Crux Ave, spes unica »… Le Juste a souffert l’injustice pour tous les autres justes ;« Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes… » (Is 53, 11)
Je suis médecin ; je ne vous écris pas pour vous donner mon avis sur ce fameux vaccin. Je n’écris pas au nom de Manon et Thomas, qui ne m’ont rien demandé. Je vous partage, le cœur serré, les injustices de notre monde ; je parle au nom de ces petits dont nous sommes tous responsables, « maltraité[s], il[s] s’humilie[nt], il[s] n’ouvre[nt] pas la bouche » (Is 53, 7), ces petits que je vois chaque jour dans mon cabinet, et qui souffrent, qui ont peur, ces petits qui sont perdus.
« Ô Crux Ave, spes unica »… Voilà la grande espérance, comme une ancre à laquelle je m’accroche chaque jour.
*Pour des raisons de confidentialité, les prénoms ont été changés.
Le Pape émérite Benedict XVI a déclaré que la légalisation du mariage homosexuel dans de nombreux pays est une ′′ distorsion de conscience ′′ qui a également pénétré dans certains cercles catholiques.
Dans une introduction à une nouvelle anthologie de ses écrits sur l’Europe, Benedict XVI a déclaré qu’′′ avec la légalisation du ′′ mariage homosexuel ′′ dans 16 pays européens, la question du mariage et de la famille a pris une nouvelle dimension qui ne peut pas être ignoré. »
′′ Nous assistons à une distorsion de conscience qui a clairement pénétré profondément dans les secteurs du peuple catholique, » a écrit le pape émérite. ′′ On ne peut pas répondre à cela par un peu de moralisme ou même par une référence exégétique. Le problème s’approfondit et doit donc être abordé en termes fondamentaux. »